Cétacés de Méditerranée, printemps 2026

Un très bon bilan pour le GREC en 13 jours de campagne

Et voilà, une prospection méditerranéenne de plus, qui aura duré 2 petites semaines. L’équipage a observé 61 groupes de cétacés, où l’on note une forte présence de Rorquals communs et aussi de Cachalots. La répartition des espèces doit beaucoup à l’option large qui  a été prise (traversées continent Corse A/R), mais pas seulement.

Bien qu’ils représentent 50% des observations, les Dauphins bleus et blancs ont été moins présents que d’habitude, avec souvent des groupes d’effectif réduit. Mais l’observation par drone a permis de dévoiler des comportements de sub-surface insoupçonnés :  cette technique révèle des comportements sociaux difficiles à deviner depuis le bateau, sauf quand les dauphins viennent s’ébattre à l’étrave.

Le mois de mai est typiquement une période où l’on voit beaucoup de postures liées à l’accouplement.

Les Rorquals communs ont été observés à 20 reprises, avec des groupes comptant jusqu’à 3 individus. Ils se trouvaient souvent sur des ‘patchs ‘ d’une trentaine de kilomètres de dimension, où selon la période du jour on les a vus se nourrir ou se reposer. Plusieurs juvéniles ont été aperçus.

Le privilège du quart du matin …

Le Cachalot a été observé à 8 reprises, avec la vision de moins en moins rare dans le Sanctuaire PELAGOS d’un (petit) groupe matriarcal de cachalots dont nous avons pu étudier l’activité. La photo-identification couplée avec l’écoute a encore donné des résultats très intéressants, sur un individu que nous connaissons depuis 2015, Champomy.

Champomy, pas très en forme, avec des sondes courtes et des respirations peu toniques

Les deux groupes de Grands dauphins qui ont été vus évoluaient dans un environnement perturbé : l’un se trouvait sur ‘l’autoroute azuréenne’ des yachts et autres bateaux fortement motorisés ; l’autre aurait pu se nourrir tranquillement à 19h30 dans une baie de Corse … mais il était suivi de trop près par un semi-rigide touristique.

Bien pour la vitesse, mais beaucoup trop près : ce semi-rigide dérange le repas des Tursiops

Au total, pour notre 39ème année de navigation cétologique en Méditerranée, nous avons pu faire des observations très intéressantes. La technique de base reste la même, mais les nouveaux outils scientifiques permettent de progresser sans arrêt dans la compréhension de ‘ce qui se passe’. C’est l’objectif général du Groupe de Recherche sur les Cétacés, en Méditerranée comme dans le golfe de Gascogne.

Alexandre et cetaces.org