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	<title>Archives des baleines - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<description>Site d&#039;information cétologique tenu par le Groupe de Recherche sur les Cétacés</description>
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	<title>Archives des baleines - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<item>
		<title>Bébé cherchant nourrice : les baleines aussi ?</title>
		<link>https://www.cetaces.org/bebe-cherchant-nourrice-les-baleines-aussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jan 2024 07:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce comportement avait déjà été montré lorsqu'un jeune est orphelin de sa mère, mais dans l'étude de Sprogis et Christiansen, le bébé qui va chercher du lait chez une nourrice se trouve à quelques dizaines de mètres de sa mère naturelle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Des comportements &lsquo;d&rsquo;allo-allaitement&rsquo; observés chez les baleines franches</h2>



<p>Que savons-nous de la vie sociale des mysticètes (baleines), la nature des groupes et les relations entre les individus d&rsquo;un groupe ? En général peu de choses en dehors d&rsquo;une ou deux espèces bien observées et photo-identifiées durant leur saison de reproduction. Plusieurs raisons à cela : d&rsquo;abord, la difficulté d&rsquo;observation due à l&rsquo;habitat majoritairement océanique de ces animaux, ensuite, la difficulté à documenter scientifiquement les relations sociales des baleines et enfin, la raréfaction des animaux, nombre de populations ayant toujours une abondance inférieure à 20%, voire 10%, de leur valeur historique (avant la chasse industrielle du XXe siècle) &#8230; quel rapport entre ce que l&rsquo;on peut observer actuellement et les liens sociaux &lsquo;normaux&rsquo; que pouvaient avoir les baleines lorsque les groupes étaient 10 fois plus importants ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="485" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1.jpg" alt="" class="wp-image-16380" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1-560x265.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1-845x400.jpg 845w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-1-768x364.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le nourrisson n°1 quitte la mère n°1 et rejoint la n°3, le bébé n°3 interagit de l&rsquo;autre côté</figcaption></figure>



<p>La publication récente de <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s42991-023-00392-1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kate Sprogis &amp; Fredrik Christiansen (Allosuckling in southern right whale calves)</a> dans <em>Mammalian Biology</em> lève le voile sur un comportement rarement montré des Baleines franches australes (<em>Eubalaena australis</em>), une espèce dont plusieurs populations ont une démographie dynamique : l&rsquo;allo-allaitement, c&rsquo;est-à-dire lorsqu&rsquo;un nourrisson va &lsquo;téter&rsquo; une femelle qui n&rsquo;est pas sa mère. Ce comportement avait déjà été montré lorsqu&rsquo;un jeune est orphelin de sa mère, mais dans l&rsquo;étude de Sprogis et Christiansen, le bébé qui va chercher du lait chez une nourrice se trouve à quelques dizaines de mètres de sa mère naturelle. La nourrice  se soustrait d&rsquo;ailleurs à la demande du jeune dans une majorité de cas : elle a en charge son propre nourrisson !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2.jpg"><img decoding="async" width="878" height="619" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2.jpg" alt="" class="wp-image-16381" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2.jpg 878w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2-560x395.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2-567x400.jpg 567w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/01/Baleine-franche_sprogis2024-2-768x541.jpg 768w" sizes="(max-width: 878px) 100vw, 878px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le nourrisson n°1 est allaité par la mère n°3</figcaption></figure></div>


<p>L&rsquo;histoire ne dit pas si la nourrice a un lien de parenté avec la mère, en tout cas le nourrisson &lsquo;glouton&rsquo; est le plus corpulent des trois jeunes observés dans ce petit groupe &lsquo;nursery&rsquo;. Si l&rsquo;allo-allaitement est un phénomène commun, il peut avoir des conséquences bénéfiques sur une population car la gestation et la lactation sont des phases extrêmement coûteuses de la vie d&rsquo;une baleine femelle. C&rsquo;est aussi un comportement qui peut impacter la survie de populations exposées aux variations rapides de disponibilité des ressources alimentaires, en raison du rapide réchauffement climatique.</p>



<p>Lien vers des vidéos des observations &#8230; <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s42991-023-00392-1#Sec15">ICI</a></p>



<p>Alexandre et cetaces.org</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De surprise en surprise&#8230; Un Mégaptère échoué dans le Golfe du Lion</title>
		<link>https://www.cetaces.org/un-megaptere-echoue-dans-le-golfe-du-lion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2021 21:59:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[échouages]]></category>
		<category><![CDATA[Mégaptère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur nos côtes méditerranéennes, les baleineaux se suivent... et ne se ressemblent pas&#160;!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Sur nos côtes méditerranéennes, les baleineaux se suivent&#8230; et ne se ressemblent pas&nbsp;!</h2>



<p>La presse s&rsquo;est ruée sur l&rsquo;évènement, comme si elle attendait autre chose&#8230; Et oui, « le nom de Wally était sur toutes les lèvres », raconte un reportage du <a href="https://www.midilibre.fr/2021/05/26/herault-une-baleine-a-bosse-echouee-sur-les-plages-de-la-grande-motte-9567480.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Midi Libre</a>. Après certains articles particulièrement paniqués, le grand public, autant que les journaux, attend en effet des nouvelles de la jeune Baleine grise égarée en Méditerranée, et le jeune animal (aperçu la dernière fois à Minorque le 22 mai après avoir malheureusement changé de route) pourrait effectivement bien revenir très bientôt dans nos eaux.</p>



<p><strong>Et en fait&#8230; non !</strong></p>



<p>Ce n&rsquo;est pourtant pas lui qui a été retrouvé échoué tout à l&rsquo;heure près de la Grande-Motte&nbsp;; c&rsquo;est un autre baleineau, certes moins exceptionnel mais pas pour autant commun&nbsp;: un <strong>jeune <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cetaces.org/fiches/baleine-a-bosse/" target="_blank">Mégaptère</a></strong>, aussi appelé Baleine à bosse (ou encore Jubarte, ou plus simplement <em>Megaptera novaeangliae</em> en jargon scientifique)&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="723" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-1.jpg" alt="" class="wp-image-13668" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-1.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-1-560x395.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-1-567x400.jpg 567w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-1-768x542.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>On distingue sur cette image la bosse et l&rsquo;aileron caractéristiques, ainsi que les longues nageoires pectorales (© E. Sene 26 mai 2021)</figcaption></figure>



<p>La Baleine à bosse est une espèce commune dans les trois océans, mais elle n&rsquo;habite en revanche pas en Méditerranée, et cet échouage est donc un évènement rare&nbsp;: le précédent sur nos côtes datait de juin 2011, déjà dans le Golfe du Lion. Il semble cependant (ou serait-ce que le nombre de photographes augmente&nbsp;?) que l&rsquo;espèce soit de plus en plus fréquemment rencontrée en Méditerranée nord-occidentale depuis une dizaine d&rsquo;années, à peu près une fois par an&nbsp;: nos voisins espagnols ont eu un échouage non loin de Valence en 2019, et une double observation a eu lieu en Italie, dans le Golfe de Gênes, en août puis novembre 2020 (l&rsquo;animal de novembre était déjà présent dans le groupe de deux observé en août, et cela constituait par ailleurs une recapture photographique provenant de la République Dominicaine&#8230; 34 ans plus tôt&nbsp;!!).</p>



<p>Averti de cette triste nouvelle, le Réseau Échouages a pris en charge le cadavre en début d&rsquo;après-midi, avec l&rsquo;aide des services municipaux. Élodie Sene (Institut marin du Seaquarium du Grau-du-Roi), correspondante locale du réseau, a supervisé les opérations de mise à l&rsquo;abri du baleineau.<br>D&rsquo;après ses premières observations, l&rsquo;animal, très maigre et déjà en cours de putréfaction, mesure environ 7 mètres, ce qui en ferait donc un individu de moins d&rsquo;un an.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="981" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-2.jpg" alt="" class="wp-image-13669" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-2.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-2-560x536.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-2-418x400.jpg 418w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Mn-Grande-Motte-Elodie-Sene-2-768x736.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&rsquo;animal (notons les classiques petites tubérosités sur le museau) a été déplacé pour permettre la nécropsie (© E. Sene 26 mai 2021)</figcaption></figure>



<p>La cause de sa mort est pour l&rsquo;instant inconnue, mais il est en tout cas probable que l&rsquo;animal ait été séparé de sa mère un peu trop tôt, peut-être après la mort de celle-ci ou bien suite à un autre évènement indéterminé, et se soit ensuite perdu et ait fini par mourir en Méditerranée. La nécropsie sera réalisée en fin de semaine par une équipe de correspondants RNE du Golfe du Lion, et permettra sans doute d&rsquo;en apprendre davantage.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="790" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193" alt="" class="wp-image-13276" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-560x346.jpg?v=1617899193 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-648x400.jpg?v=1617899193 648w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-768x474.jpg?v=1617899193 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Maman Mégaptère et son micro nouveau-né aux grandes nageoires blanches (Antilles, 1986)</figcaption></figure>



<p>Si le <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cetaces.org/fiches/rorqual-commun/" target="_blank">Rorqual commun</a> est le seul mysticète (la seule « baleine ») résidant en Méditerranée, on peut en tout cas noter une diversité étonnante en ce début d&rsquo;année 2021 : Évidemment, la jeune <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cetaces.org/202105/baleineau-gris-en-mediterranee-francaise-on-taime-bien-mais/" target="_blank">baleine grise a fait couler beaucoup d&rsquo;encre</a>, mais on se rappelle que nous avions également nécropsié un jeune Rorqual à museau pointu au mois de février&#8230; quatre espèces de baleines en Méditerranée française en quelques mois, voilà qui est probablement inédit ! Les migrateurs sont-ils déboussolés ?<br>Au-delà de l&rsquo;anecdote, il est trop tôt pour savoir si cela signe un véritable changement de répartition, ou d&rsquo;écologie, des espèces ou des biotopes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="660" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Ba_Ad_0979.jpg" alt="" class="wp-image-12954" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Ba_Ad_0979.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Ba_Ad_0979-560x361.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Ba_Ad_0979-621x400.jpg 621w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Ba_Ad_0979-768x495.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Jeune <a href="https://www.cetaces.org/202102/saint-tropez-une-petite-surprise-un-petit-rorqual/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rorqual à museau pointu nécropsié</a> à Saint-Tropez (février 2021)</figcaption></figure>



<p>Concernant notre jeune Mégaptère, à ce stade nous ne pouvons faire que des hypothèses généralistes. Étant donné sa taille, le plus vraisemblable est qu&rsquo;il soit né (la longueur à la naissance est d&rsquo;un peu plus de quatre mètres) sous les tropiques en début d&rsquo;hiver, et qu&rsquo;il se soit perdu en Méditerranée en essayant de remonter vers le Nord. Il pourrait ainsi appartenir à la petite population qui se reproduit au Cap-Vert et qui se nourrit l&rsquo;été en Norvège ou en Islande.<br>Mais les Baleines à bosse sont de grandes voyageuses, et on ne peut donc rien exclure (d&rsquo;autant plus que, les populations océaniques se portant plutôt bien, certains individus peuvent être tentés de déborder de leur environnement habituel pour aller voir ailleurs si l&rsquo;herbe est verte, et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peut-être un des facteurs derrière l&rsquo;augmentation des rencontres en Méditerranée).<br>Pour semer un petit peu plus de doute sur sa population d&rsquo;origine, notons que les grandes nageoires pectorales des Mégaptères d&rsquo;Atlantique Nord ont habituellement leur face dorsale de couleur blanche, tandis que ces faces dorsales sont en général noires chez leurs cousines de l&rsquo;hémisphère Sud. Et ici, notre baleineau&#8230; a les pectorales&#8230; noires. Ce n&rsquo;est évidemment pas un critère absolu, mais nous attendrons donc avec curiosité les résultats des analyses génétiques à venir, histoire de comprendre un peu mieux ces égarements de baleineaux&#8230; en souhaitant que le prochain voyageur perdu ne finisse pas inerte sur une plage !</p>



<p class="has-text-align-right">Adrien et cetaces.org</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Protection des cétacés et approche irrespectueuse</title>
		<link>https://www.cetaces.org/protection-des-cetaces-et-approche-irrespectueuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 06:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protection]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[Cachalot]]></category>
		<category><![CDATA[dauphins]]></category>
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		<category><![CDATA[Sanctuaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le confinement, c'est fini, la saison touristique commence et rapidement des milliers de plaisanciers et des dizaines d'opérateurs touristiques vont 'prendre possession' de l'espace marin côtier. Un espace marin qui est AUSSI un HABITAT indispensable pour la vie de plusieurs espèces de cétacés. Objets de curiosité pour les uns, matières premières commerciales pour les autres, les cétacés sont la plupart du temps approchés à quelques mètres...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">2021 : Baptême du feu pour le nouvel arrêté ministériel ?</h2>



<p>Alors ça y est : dauphins, baleines et cachalots voient enfin leur tranquillité officiellement assurée (s&rsquo;ils ne sont pas victimes des engins de pêche). La <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000024396902/">modification de l&rsquo;arrêté de protection de 2011</a> qui <strong>INTERDIT l&rsquo;approche à MOINS de 100 mètres</strong> dans les Aires Marines Protégées (dont entre autres le Sanctuaire Pelagos, et donc évidemment toutes les eaux azuréennes), est entrée en vigueur le 1er janvier 2021.<strong> Il ne reste plus qu&rsquo;à l&rsquo;appliquer !</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="588" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_2004_CapdAntibes_alga.jpg?v=1621578501" alt="" class="wp-image-13610" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_2004_CapdAntibes_alga.jpg?v=1621578501 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_2004_CapdAntibes_alga-560x322.jpg?v=1621578501 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_2004_CapdAntibes_alga-697x400.jpg?v=1621578501 697w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_2004_CapdAntibes_alga-768x441.jpg?v=1621578501 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vus en juin 2004, ces Dauphins bleus et blancs parcourent doucement leur habitat naturel près du Cap d&rsquo;Antibes</figcaption></figure>



<p>Le confinement, c&rsquo;est fini, la saison touristique commence : rapidement <strong>des milliers de plaisanciers et des dizaines d&rsquo;opérateurs touristiques vont &lsquo;prendre possession&rsquo; de l&rsquo;espace marin côtier</strong>. Un espace marin qui est AUSSI un HABITAT indispensable pour la vie de plusieurs espèces de cétacés. Objets de curiosité pour les uns, matières premières commerciales pour les autres, les cétacés sont la plupart du temps approchés à quelques mètres par les bateaux, ce qui provoque un stress mesurable et nocif pour leur santé (*).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_nuisance_juin2020.jpg?v=1621577370" alt="" class="wp-image-13607" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_nuisance_juin2020.jpg?v=1621577370 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_nuisance_juin2020-560x327.jpg?v=1621577370 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_nuisance_juin2020-685x400.jpg?v=1621577370 685w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Stenella_nuisance_juin2020-768x449.jpg?v=1621577370 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Une scène qui était quotidienne sur la Côte d&rsquo;Azur&#8230; avant le nouvel arrêté de protection !</figcaption></figure>



<p>On le voit tous les jours sur les routes, certains ne respectent pas la réglementation dès lors que policiers, gendarmes ou radars sont absents. En mer, il y a très très peu de contrôles par les agents de l’État, et quand ils s&rsquo;exercent, ce n&rsquo;est pas (sauf cas exceptionnel) pour faire appliquer les lois de protection de la faune. Question de culture et aussi &#8230; de connaissances. A travers <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cetaces.org/ecole-de-cetologie/" target="_blank">ses stages, le Groupe de Recherche sur les Cétacés</a> fait d&rsquo;ailleurs œuvre de formation depuis 15 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="660" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/08/stage1-2018_1179.jpg" alt="" class="wp-image-9471" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/08/stage1-2018_1179.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/08/stage1-2018_1179-768x495.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/08/stage1-2018_1179-525x338.jpg 525w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Apprentissage de l&rsquo;observation naturaliste sur les dauphins <em>Stenella </em>d&rsquo;Antibes</figcaption></figure>



<p>Faute de contrôles en mer, on aurait bien aimé une grande campagne d&rsquo;information pour sensibiliser les plaisanciers à cette nouvelle modalité de protection&#8230; et pour rappeler aux professionnels du tourisme, et à leurs clients, les nouvelles règles du jeu de l&rsquo;observation. Sans contrôle ni information, le risque est que le <strong>nouvel arrêté de protection aille rejoindre la pile des textes légaux théoriques</strong>, un cas fréquent pour ce qui concerne la protection de la Nature.</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>



<p>(*) Lire à ce sujet un article très intéressant : <em>Looking back to move forward: Lessons from three decades of research and management of cetacean tourism in New Zealand</em>. Fumagalli M, Guerra M, Brough T, Carome W, Constantine R, Higham J, Rayment W, Slooten E, Stockin K, Dawson S, 2021. <a href="https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmars.2021.624448/full?utm_source=S-TWT&amp;utm_medium=SNET&amp;utm_campaign=ECO_FMARS_XXXXXXXX_auto-dlvrit">Front. Mar. Sci. 8 : 624448.</a></p>
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		<title>Baleineau gris en Méditerranée française&#160;: on t&#8217;aime bien mais on espère qu&#8217;on ne te reverra pas de sitôt&#160;!</title>
		<link>https://www.cetaces.org/baleineau-gris-en-mediterranee-francaise-on-taime-bien-mais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 May 2021 16:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça y est ! Après une semaine passée à un jet de pierre des côtes méditerranéennes françaises (une première !), la jeune baleine grise voyageuse a quitté nos eaux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Ça y est&nbsp;! Après une semaine passée à un jet de pierre des côtes méditerranéennes françaises (une première&nbsp;!), la jeune Baleine grise voyageuse a quitté nos eaux.</h2>



<p>Arrivé après avoir longé les côtes liguro-provençales, l&rsquo;animal d&rsquo;une quinzaine de mois pour près de 8 mètres a fait le tour du Golfe du Lion puis a passé la frontière espagnole ce jeudi.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="618" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/NOU_0690b.jpg?v=1620491425" alt="" class="wp-image-13444" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/NOU_0690b.jpg?v=1620491425 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/NOU_0690b-560x338.jpg?v=1620491425 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/NOU_0690b-663x400.jpg?v=1620491425 663w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/NOU_0690b-768x464.jpg?v=1620491425 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Lorsque la Baleine grise de 2010 avait été aperçue pour la première fois, les observateurs israéliens l&rsquo;avaient tout d’abord identifiée comme un Cachalot&#8230; on comprend pourquoi&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>La descente du littoral occitan pouvait être délicate pour le baleineau, puisqu&rsquo;elle l&rsquo;obligeait à aller non plus à peu près au Nord comme le long de l&rsquo;Italie, ou à peu près à l&rsquo;Ouest comme depuis Gênes, mais carrément plein Sud&#8230; alors que nous savons que l&rsquo;instinct d&rsquo;une baleine, au printemps, consiste à monter vers ses zones de nourrissage estivales, c&rsquo;est-à-dire à aller au Nord&#8230; ce n&rsquo;était donc pas gagné d&rsquo;avance&nbsp;!<br>Avant de se réjouir et de considérer ce tronçon comme bouclé, une dernière formalité frontalière nous inquiétait un petit peu&nbsp;: celle du Cap de Creus, qui prolonge les Pyrénées et qui lui barrait donc, pratiquement à angle droit, le chemin vers le Sud ou l&rsquo;Ouest&#8230; allait-elle vouloir reprendre une route vers l&rsquo;Est pendant quelques heures, sans être tentée de faire demi-tour vers le Nord&nbsp;?</p>



<p>Et oui, notre baleineau continue à être relativement dégourdi, et nos collègues espagnols nous ont confirmé qu&rsquo;il continuait sa route avec la Catalogne à tribord, longeant les plages de Barcelone&#8230; où il a plutôt intérêt à se faire assez discret, surtout un samedi de beau temps&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une semaine de séjour et puis s&rsquo;en va</h2>



<p>Vraisemblablement entré en France dans la nuit du 28 au 29, et vu pour la première fois dans nos eaux à Antibes le 29 au matin (dans ce que nous pourrons dorénavant appeler « l&rsquo;Anse du Baleineau »&nbsp;!), l&rsquo;animal aura donc passé à peine plus d&rsquo;une semaine dans les eaux françaises.</p>



<p>Nos collègues italiens nous avaient annoncé <a href="https://www.cetaces.org/202104/baleine-grise-et-grande-bleue-coucou-me-revoilou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son arrivée</a> lancé à environ 3,5 nœuds (c&rsquo;est la vitesse normale des Baleines grises dans leurs conditions habituelles), mais lorsque nous l&rsquo;avions escorté près du Cap Bénat, il n&rsquo;avançait qu&rsquo;à à peu près 2,5 nœuds&#8230; ce qui est déjà pas mal&nbsp;!<br>Au vu de la distance qu&rsquo;il a parcourue près de nos côtes en huit jours, sa vitesse moyenne sur la façade méditerranéenne française a été très proche de 2 nœuds (NB&nbsp;: environ 3,7 km/h), avec quelques irrégularités selon les tronçons&nbsp;: les vitesses qui peuvent être extrapolées d&rsquo;après les diverses observations ont été maximales entre Mandelieu et Bormes-les-Mimosas le 30, puis avant de passer la frontière le 6 mai. Les vitesses ont apparemment été plutôt moins élevées au fond du Golfe du Lion, et notamment le jour où un pêcheur a débarrassé notre baleineau d&rsquo;un fragment de filet qu&rsquo;il trainait&#8230; ceci pouvant expliquer cela.. (ou pas&nbsp;!)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="646" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/DSC_2297b.jpg?v=1620491547" alt="" class="wp-image-13445" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/DSC_2297b.jpg?v=1620491547 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/DSC_2297b-560x353.jpg?v=1620491547 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/DSC_2297b-634x400.jpg?v=1620491547 634w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/DSC_2297b-768x485.jpg?v=1620491547 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Mais là, un bel évent double au sommet d&rsquo;une grosse tête mouchetée, voilà qui écarterait toute hypothèse cachalotesque&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>Plusieurs couacs seront à analyser, mais globalement l&rsquo;étape française du périple de cette jeune baleine s&rsquo;est bien passée. Le premier point positif est évidemment que l&rsquo;animal a survécu, et est même resté en plutôt bonne forme tout au long du trajet malgré sa maigreur (les deux seuls évènements inquiétants auront finalement été l&rsquo;<a href="https://www.cetaces.org/202105/baleine-grise-et-grande-bleue-mission-mimosa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">égarement dans le port de Bormes</a> puis l&#8217;empêtrement dans un bout de filet).<br>En dépit d&rsquo;une absence étatique, le deuxième point positif est que la coordination en temps quasi-réel entre intervenants du Réseau Échouages de toute la façade d&rsquo;une part, et également entre partenaires internationaux d&rsquo;autre part, a été efficace et instructive&nbsp;; plusieurs prélèvements ont ainsi pu être effectués par des équipes du Golfe du Lion.</p>



<p>Reste, comme dans tous les cas de ce type, une question philosophique sur laquelle la communauté scientifique est toujours divisée&nbsp;:<br>Ce baleineau est-il plutôt un animal à protéger ou plutôt un animal à étudier&nbsp;? Faut-il considérer que la première priorité est de ne prendre aucun risque, de ne faire aucune manœuvre potentiellement invasive, afin de garder toutes les chances de survie du côté de l&rsquo;animal&nbsp;?<br>Ou faut-il profiter du fait que l&rsquo;animal est facilement identifiable et approchable, avec une position assez aisément prédictible, et donc le considérer comme un animal de laboratoire en se disant que ses chances de survie sont de toutes façons maigres&nbsp;?<br>Chacun positionnera ses curseurs différemment&nbsp;; au Groupe de Recherche sur les Cétacés, malgré notre intérêt bien sûr pour la recherche, nous considérons que la priorité numéro 1 était, et est encore, de protéger au maximum la tranquillité de ce jeune animal, et que dans ces conditions toute analyse, même jugée peu invasive, doit passer au second plan et n&rsquo;être entreprise que si ses apports prédits sont énormes, et que la balance bénéfice-risque penche donc gigantesquement en faveur des bénéfices scientifiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">C&rsquo;est bon alors, la partie est gagnée&nbsp;?</h2>



<p>Loin de là&nbsp;! La jeune baleine grise -elle avait été surnommée Wally en Italie, mais lorsque nous l&rsquo;avions rencontrée à Bormes-les-Mimosas nous l&rsquo;avions de notre côté appelée Mimosa, prénom d&rsquo;autant plus pratique qu&rsquo;on ne connait pas encore son sexe- a encore de nombreux, nombreux, kilomètres à parcourir avant d&rsquo;être tirée d&rsquo;affaire.</p>



<p>Voyons les choses en face, ses chances de s&rsquo;en sortir sont malheureusement réduites, mais ne sont pas pour autant négligeables. Il ne s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs pas de rejoindre l&rsquo;Alaska d&rsquo;une traite&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="625" height="752" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/carte-europe.png?v=1620491687" alt="" class="wp-image-13446" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/carte-europe.png?v=1620491687 625w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/carte-europe-465x560.png?v=1620491687 465w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/carte-europe-332x400.png?v=1620491687 332w" sizes="(max-width: 625px) 100vw, 625px" /><figcaption>Passer la frontière espagnole c&rsquo;est bien beau, mais le chemin vers l&rsquo;Arctique est encore très long&nbsp;!<br>(Carte © SHOM)</figcaption></figure>



<p>La première phase, pour retourner dans un biotope adapté et donc avoir des chances de survivre, c&rsquo;est bien sûr de ressortir de Méditerranée, et donc pour ça de rejoindre Gibraltar.<br>La route n&rsquo;est pas courte, puisque cela représente à peu près 800 milles nautiques (environ 1500 kilomètres) de côtes à longer. Si elle conserve la vitesse qu&rsquo;elle avait devant notre façade française, deux nœuds, (et bien sûr si elle a assez d&rsquo;énergie pour survivre) cela représente donc 400 heures de voyage, soit à peu près 17 jours, si tout va bien (pas de dérangement, pas d&#8217;empêtrement dans un filet côtier, pas de collision&#8230;). Évidemment ce n&rsquo;est pas une science exacte, mais les côtes espagnoles ont l&rsquo;avantage d&rsquo;être relativement « faciles » à longer, sans trop de pièges topographiques pour une baleine.</p>



<p>Le Cap de la Nau, en face des Baléares, sera le dernier obstacle l&rsquo;obligeant à prendre de l&rsquo;Est, et ensuite ce n&rsquo;est plus que du Sud-Ouest, puis de l&rsquo;Ouest franc à partir du Cap de Gata. On peut par ailleurs espérer qu&rsquo;une fois proche de la mer d&rsquo;Alboran, certaines masses d&rsquo;eau provenant de l&rsquo;Atlantique pourront l&rsquo;aider à continuer à avancer dans le bon sens jusqu&rsquo;au détroit de Gibraltar.</p>



<p>Il n&rsquo;est pas du tout acquis que l&rsquo;animal, déjà très maigre, ait assez d&rsquo;énergie pour arriver jusque là, et il n&rsquo;a pour l&rsquo;instant jamais vraiment été observé en train de manger durant son aventure méditerranéenne. Il est vrai que son mode d&rsquo;alimentation préférentiel, par fouissage dans le sable vaseux, n&rsquo;est pas adapté aux ressources locales, mais pour garder espoir nous pouvons nous rappeler que la <a href="https://www.cetaces.org/fiches/baleine-grise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baleine grise</a> est parfois observée pratiquant l&rsquo;écrémage en surface à la manière d&rsquo;une Baleine franche, et qu&rsquo;elle possède également plusieurs sillons gulaires (un peu comme ceux des Balénoptères) qui peuvent lui permettre de prédater en pleine eau par engouffrage&nbsp;: dans une zone riche, son alimentation peut donc être relativement adaptable. La bonne nouvelle pour notre baleineau, c&rsquo;est que la mer d&rsquo;Alboran est, grâce à la proximité de l&rsquo;Atlantique, la zone la plus productive de Méditerranée. On sait que ce n&rsquo;est pas trop dans les habitudes des Baleines grises de faire bombance en cours de migration, mais Mimosa pourra peut-être y grignoter un peu au passage&#8230;?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1236" height="947" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/cmemscrop.png" alt="" class="wp-image-13456" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/cmemscrop.png 1236w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/cmemscrop-560x429.png 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/cmemscrop-522x400.png 522w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/cmemscrop-768x588.png 768w" sizes="(max-width: 1236px) 100vw, 1236px" /><figcaption>Modèle de production de biomasse à l&rsquo;Ouest de la Méditerranée, au 15 mai 2021&nbsp;: la mer d&rsquo;Alboran se démarque nettement. Notre baleineau en profitera-t-il&nbsp;?<br>(Image © modèles Copernicus &#8211; Union Européenne)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Et après Gibraltar&nbsp;?</h2>



<p>Après Gibraltar (si notre baleine y parvient, ce qui n&rsquo;est pas du tout acquis&nbsp;!), le chemin est encore long, mais la première manche serait gagnée. Le Golfe de Cadix, si on ne se perd pas dans les lagunes de la côte Nord, ne devrait pas poser trop de problèmes à notre baleineau&nbsp;; puis c&rsquo;est le Cap Saint-Vincent (c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;extrême Sud-Ouest du Portugal et de l&rsquo;Europe), et ensuite la route vers le Nord est ouverte à perte de vue&nbsp;! Le plateau ouest-ibérique est en plus extrêmement riche en été, et notre animal pourra peut-être y trouver quelque chose à son goût.</p>



<p>Où aller après&nbsp;? Le plus probable, et ce qui représenterait probablement ses meilleures chances de survie, serait qu&rsquo;il continue vers le Nord en restant du côté européen. La Mer du Nord n&rsquo;est « qu&rsquo;à » environ 1500 milles du détroit de Gibraltar, soit à peu près un mois de route à 2 nœuds, et c&rsquo;est un environnement que notre baleineau pourrait bien considérer comme une zone de nourrissage estival, à défaut d&rsquo;avoir retrouvé l&rsquo;Alaska (qui, distante de plus de 5000 milles nautiques, semble quand même hors de portée à court terme..).</p>



<p>C&rsquo;est en effet en Mer du Nord qu&rsquo;ont été retrouvés de nombreux ossements de Baleines grises datant de la période où une population vivait encore en Atlantique Nord-Est. Bien sûr, l&rsquo;écologie de cette mer a changé depuis cette période, mais peut-être y-a-t-il encore de quoi sustenter un baleineau&nbsp;? On le souhaite.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1112" height="731" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/alteretal2015.png" alt="" class="wp-image-13449" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/alteretal2015.png 1112w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/alteretal2015-560x368.png 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/alteretal2015-608x400.png 608w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/alteretal2015-768x505.png 768w" sizes="(max-width: 1112px) 100vw, 1112px" /><figcaption>Modèle proposant des zones propices à accueillir des baleines grises (les carrés bleus représentent les découvertes d&rsquo;ossements de cette espèce en Atlantique Nord&nbsp;; <em>LGM</em> désigne le dernier maximum glaciaire, il y a environ 20000 ans)<br>(©&nbsp;: Image extraite de Alter <em>et al.</em> (2015), <em>Climate impacts on transocean dispersal and habitat in gray whales from the Pleistocene to 2100</em>)</figcaption></figure>



<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sûrement par là qu&rsquo;est arrivé il y a quelques mois notre animal (il est extrêmement probable qu&rsquo;il soit passé par le Nord, à la faveur d&rsquo;une banquise fondue, pour arriver en Atlantique depuis son Pacifique natal, et les scientifiques favorisent en général l&rsquo;hypothèse du Passage Nord-Est [par la Russie puis l&rsquo;Europe] par rapport à celle du Passage Nord-Ouest [par le Canada et le Détroit de Davis]), donc peut-être les parages lui paraitront-ils familiers&nbsp;?</p>



<p>La suite, il est trop tôt pour essayer de l&rsquo;imaginer&#8230; En cas de survie, l&rsquo;animal retournera-t-il sagement dans le Pacifique, ou trouvera-t-il l&rsquo;Atlantique à son goût&#8230; Impossible à savoir, mais on souhaite en tout cas « Bonne chance&nbsp;! » à cette jeune Baleine grise qui nous aura tenus en haleine ces dernières semaines, et on espère que les nouvelles continueront à être bonnes. Si elle voulait revenir nous voir l&rsquo;hiver prochain, on n&rsquo;y verrait pas d&rsquo;inconvénient, mais qu&rsquo;elle commence déjà par rester en vie et passer Barcelone, on verra le reste après&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right">Adrien et cetaces.org</p>
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		<title>Baleine grise et Grande bleue, mission Mimosa</title>
		<link>https://www.cetaces.org/baleine-grise-et-grande-bleue-mission-mimosa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 May 2021 09:26:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[échouages]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[Sanctuaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=13376</guid>

					<description><![CDATA[<p>30 avril 18h35, le GREC est cap à l'Est en train de réexaminer la baie de St-Raphaël, ça sent méchamment la carotte lorsque ... Frank Dhermain, coordinateur du Réseau Échouages Méditerranée, et Franck Dupraz (Miraceti) annoncent sur Whatsapp que 'la Baleine est dans le port de Bormes-les Mimosas, dans 2 mètres d'eau et en grand danger d'échouage'.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Un presque-échouage à Bormes le vendredi 30 avril</h2>



<p>La Baleine grise de Méditerranée étant attendue le long des côtes françaises <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cetaces.org/202104/baleine-grise-et-grande-bleue-coucou-me-revoilou/" target="_blank">à l&rsquo;issue de son périple italien</a>, le Groupe de Recherche sur les Cétacés avait mobilisé ses moyens pour tenter de l&rsquo;observer et surtout être prêt à intervenir en cas de danger pour le baleineau (il mesure 7,50-8,00 m, il est probablement âgé de 15 mois)&nbsp;: les filets ne manquent pas le long des côtes. Le jeudi 29 avril, nous patrouillons entre le Cap Ferrat et le Cap Dramont&nbsp;: de fortes pluies interrompent la manip, nous sommes bredouilles&nbsp;&#8230; la Baleine aura sans doute passé l&rsquo;Estérel sans qu&rsquo;on la voie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="534" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-29-avril.jpg?v=1619861843" alt="" class="wp-image-13389" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-29-avril.jpg?v=1619861843 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-29-avril-560x292.jpg?v=1619861843 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-29-avril-767x400.jpg?v=1619861843 767w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-29-avril-768x401.jpg?v=1619861843 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Jeudi 29 avril&nbsp;: lors d&rsquo;une patrouille matinale entre Ferrat et Dramont, nous avons détecté beaucoup de pluie grise, mais pas de Baleine grise&#8230;</figcaption></figure>



<p>Vendredi matin en fin de matinée, le groupe Whatsapp créé par Costanza Favilli (Secrétariat permanent du sanctuaire PELAGOS) s&rsquo;agite : la Baleine se trouvait hier soir paisible juste devant le port de Mandelieu, un plaisancier l&rsquo;a filmée. Jean-Louis, notre capitaine, est heureusement en train de ravitailler en pétrole notre canot, <em>Wanaka</em>, lorsque la nouvelle tombe&#8230; Après conciliabule, nous repartirons vers 14h00 en patrouillant jusqu&rsquo;au cap Camarat, le long du littoral. Adrien, cartomancien en chef, a pronostiqué que la Baleine y passerait vers 16h00 !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-Gendarmerie.jpg?v=1619860748" alt="" class="wp-image-13380" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-Gendarmerie.jpg?v=1619860748 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-Gendarmerie-560x373.jpg?v=1619860748 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-Gendarmerie-600x400.jpg?v=1619860748 600w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Team-Gendarmerie-768x512.jpg?v=1619860748 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Passage de relais entre le bateau de la Gendarmerie et <em>Wanaka</em>, où officient un vétérinaire et des cétologues</figcaption></figure>



<p><strong>30 avril 18h35,</strong> le GREC est cap à l&rsquo;Est en train de réexaminer la baie de St-Raphaël, ça sent méchamment la carotte lorsque&nbsp;&#8230; Frank Dhermain, coordinateur du Réseau Échouages Méditerranée, et Franck Dupraz (Miraceti) annoncent sur Whatsapp que « la Baleine est dans le port de Bormes-les Mimosas, dans 2 mètres d&rsquo;eau et en grand danger d&rsquo;échouage ».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="690" height="870" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Cap-Benat_Mimosa-shom.jpg" alt="" class="wp-image-13391" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Cap-Benat_Mimosa-shom.jpg 690w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Cap-Benat_Mimosa-shom-444x560.jpg 444w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Cap-Benat_Mimosa-shom-317x400.jpg 317w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /><figcaption>Vendredi 30 avril au soir&nbsp;: l&rsquo;opération &lsquo;Mimosa&rsquo;</figcaption></figure></div>



<p>A terre, les téléphones sonnent&nbsp;: port, Gendarmerie, CODIS (pompiers de la Sécurité civile), sanctuaire PELAGOS, correspondants du RNE&#8230; il y a un besoin urgent d&rsquo;intervention, ou <em>a minima</em> d&rsquo;évaluation. Adrien répond qu&rsquo;&nbsp;« on peut y être dans trois quarts d&rsquo;heure ». Il présume un peu de la puissance de <em>Wanaka</em>&#8230; qui bondit quand même à 30 nœuds vers l&rsquo;Ouest, avec la pleine poussée de ses moult chevaux&nbsp;: l&rsquo;opération &lsquo;Mimosa&rsquo; est en route.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="643" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9482.jpg?v=1619861004" alt="" class="wp-image-13382" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9482.jpg?v=1619861004 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9482-560x352.jpg?v=1619861004 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9482-637x400.jpg?v=1619861004 637w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9482-768x482.jpg?v=1619861004 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Juste au sud de la pointe de la Ris, le baleineau fait du rase-cailloux après avoir quitté le port de Bormes-les-Mimosas</figcaption></figure>



<p><strong>19h30,</strong> en vue de la Baleine et d&rsquo;une vedette de Gendarmerie, à un jet de pierre de la côte au sud du port de Bormes&nbsp;: le baleineau &lsquo;Mimosa&rsquo; a finalement déjà été ramené vers la sortie du port, il longe le cap Bénat à petite vitesse, dans deux mètres d&rsquo;eau à peu près. Les premières manœuvres ne sont pas faciles, l&rsquo;animal est très près du bord et nous avons beaucoup de mal à essayer de nous glisser entre lui et la côte ! Heureusement, il ne semble pas effrayé, et parait même parfois curieux. Les gendarmes et la police nous passent le relais puis Florent et Greg (Espaces maritimes de la communauté de communes du golfe de St-Tropez) nous rejoignent à bord.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="733" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9496.jpg?v=1619860869" alt="" class="wp-image-13381" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9496.jpg?v=1619860869 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9496-560x401.jpg?v=1619860869 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9496-559x400.jpg?v=1619860869 559w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9496-768x550.jpg?v=1619860869 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>&lsquo;Mimosa&rsquo; s&rsquo;apprête à parer la pointe de l&rsquo;Esquillette</figcaption></figure>



<p>Notre mission&nbsp;: accompagner &lsquo;Mimosa&rsquo; pour qu&rsquo;il passe le cap, en essayant de le faire se diriger vers des eaux un peu moins dangereuses&#8230; <em>Wanaka</em> évolue dans 1 à 3 m d&rsquo;eau, côté côte, tout doucement, à 50-100 m derrière le baleineau. Celui-ci progresse avec des sondes toutes plates de 1 à 2 minutes, en respirant une seule fois entre deux sondes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="663" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_tete-site.jpg?v=1619860591" alt="" class="wp-image-13379" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_tete-site.jpg?v=1619860591 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_tete-site-560x363.jpg?v=1619860591 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_tete-site-618x400.jpg?v=1619860591 618w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_tete-site-768x497.jpg?v=1619860591 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Échappé des dangers du cap Bénat, le baleineau évolue en pleine eau&#8230; au loin, l&rsquo;île de Port-Cros, à l&rsquo;ouest de celle du Levant</figcaption></figure>



<p><strong>20h15</strong>, nous avons paré l&rsquo;essentiel des dangers qui débordent le rivage Est du cap Bénat, nous sommes sur 20 m d&rsquo;eau, le baleineau a maintenant un comportement normal de voyage, à 2-3 nœuds, avec des vraies sondes où il montre bien sa tête et son pédoncule caudal ; vu de de loin, ce dernier semble porter quelques marques suspectes (des blessures à la caudale seront d&rsquo;ailleurs révélées sur des vidéos réalisées lors de ses précédentes rencontres), sans que le baleineau ne paraisse trop gêné. Sa progression est irrégulière, mais nous le sentons &lsquo;tranquille&rsquo;&#8230; dans la pénombre grandissante se profilent les îles de Port-Cros, la grande Passe, Porquerolles et aussi la presqu&rsquo;île de Giens qui fait obstacle à la progression du baleineau vers l&rsquo;Ouest &#8230; la route de la sortie vers l&rsquo;Atlantique, et la vie sauve &#8230; peut-être !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="669" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9523.jpg?v=1619860440" alt="" class="wp-image-13377" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9523.jpg?v=1619860440 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9523-560x366.jpg?v=1619860440 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9523-612x400.jpg?v=1619860440 612w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/05/Grise-Mimosa_9523-768x502.jpg?v=1619860440 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on aimerait que &lsquo;Mimosa&rsquo; choisisse la Grande Passe pour continuer sa route vers l&rsquo;Ouest</figcaption></figure>



<p><strong>21h00</strong>, à 1 mille au sud de Bénat, la nuit est tombée, après une dernière observation nous souhaitons bonne chance à &lsquo;Mimosa&rsquo;&nbsp;&#8230; il en aura besoin. Bien qu&rsquo;amaigri, le baleineau semble en bonne forme, donc, peut-être&#8230; Nous déposons Florent et Greg et faisons le plein d&rsquo;essence&nbsp;: riche idée du port de Bormes-les-Mimosas que d&rsquo;avoir une pompe H24 avec paiement par carte.</p>



<p><strong>23h30,</strong> port de Golfe-Juan, mission &lsquo;Mimosa&rsquo; accomplie, <em>Wanaka </em>de retour à sa place. Pour nous, il est temps de passer à la soupe.</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>
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		<title>Baleines&#160;: elles sont si fragiles&#160;!</title>
		<link>https://www.cetaces.org/baleines-elles-sont-si-fragiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:28:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[mortalité]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=13271</guid>

					<description><![CDATA[<p>En raison de l'énorme coût énergétique de la reproduction, les baleines ne mettent bas que tous les 3 ou 4 ans, en général, alors que sur le papier, un intervalle de deux ans serait possible (12 mois de gestation + 6 mois de lactation). </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Face au réchauffement climatique, les mysticètes accusent le coup&#8230;</h2>



<p>Les mysticètes, communément appelés « baleines » quelle que que soit l&rsquo;espèce, sont connus pour leur gigantisme : la plupart des baleines mesurent entre 15 et 30 mètres de long, la palme revenant au Rorqual bleu, qui pèse jusqu&rsquo;à cent tonnes et plus. Deux autres caractéristiques font de ces géants des animaux à part, en ce qui concerne leur reproduction, et aussi leur alimentation.</p>



<p>D&rsquo;une manière générale, les baleines mettent bas au bout de 11 à 12 mois de gestation. Le baleineau nouveau-né mesure une taille respectable, environ le tiers de la longueur de sa mère&nbsp;: ainsi un bébé Rorqual commun fait 6 mètres de long alors que la maman dépasse facilement les 20 mètres. Du fait de la relation qui lie les volumes aux dimensions, le baleineau ne pèse que dans les 1200-1500 kg à la naissance (toujours pour l&rsquo;espèce <em>Balaenoptera physalus</em>), quand la mère dépasse les 50 tonnes. Rien d&rsquo;extraordinaire au niveau de la disparité de taille, si l&rsquo;on considère par exemple le cas de l&rsquo;Ours brun de nos montagnes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="790" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193" alt="" class="wp-image-13276" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-560x346.jpg?v=1617899193 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-648x400.jpg?v=1617899193 648w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-768x474.jpg?v=1617899193 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Le nouveau-né paraît minuscule à côté de la mère (ici des Mégaptères en zone caraïbe), mais c&rsquo;est l&rsquo;allaitement qui va être la phase la plus &lsquo;coûteuse&rsquo; pour cette dernière</figcaption></figure>



<p>Mais pour ce qui de l&rsquo;allaitement et du sevrage, les choses deviennent beaucoup plus impressionnantes&nbsp;: en effet, les baleineaux sont sevrés au bout d&rsquo;à peine 6 mois. Par exemple, si la naissance a lieu en décembre (hémisphère nord), le sevrage se produit au tout début de l&rsquo;été. C&rsquo;est effectivement à cette époque que l&rsquo;on observe de &lsquo;petites baleines&rsquo; en Méditerranée ou en Atlantique nord&nbsp;: ce sont de jeunes rorquals d&rsquo;une dizaine de mètres de long, qui pèsent un peu moins de 10 tonnes. Au cours de la lactation la mère a donc transféré au baleineau une grosse proportion de son propre poids, d&rsquo;où une importante perte pondérale: du temps des baleiniers, il était connu que les baleines les plus grasses étaient les femelles au début de leur gestation, et les plus maigres, au terme de l&rsquo;allaitement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="728" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01.jpg?v=1617899677" alt="" class="wp-image-13282" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01.jpg?v=1617899677 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-560x319.jpg?v=1617899677 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-703x400.jpg?v=1617899677 703w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-768x437.jpg?v=1617899677 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Mère Rorqual commun et son jeune de 5 mois environ, vus aux Açores au mois de mai</figcaption></figure>



<p>En raison de l&rsquo;énorme coût énergétique de la reproduction, les baleines ne mettent bas que tous les 3 ou 4 ans, en général, alors que sur le papier, un intervalle de deux ans serait fonctionnel (12 mois de gestation, 6 mois de lactation, 6 mois de repos). Il leur faut au minimum un an pour s&rsquo;alimenter suffisamment et revenir à leur &lsquo;poids de forme&rsquo;, voire même 2 ou 3 années si les ressources alimentaires sont limitées. Pour cette même raison, les &lsquo;baleines&rsquo; femelles sont un peu plus grandes que leurs congénères mâles. La reproduction des mysticètes est donc très fortement dépendante des conditions écologiques de leur habitat, de leurs variations inter-annuelles &#8230; il s&rsquo;établit un équilibre entre la richesse trophique d&rsquo;une région et la population de baleines qu&rsquo;elle peut, éventuellement, supporter.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="724" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere.jpg?v=1617899790" alt="" class="wp-image-13285" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere.jpg?v=1617899790 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-560x317.jpg?v=1617899790 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-707x400.jpg?v=1617899790 707w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-768x434.jpg?v=1617899790 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Sur cette photo, on remarque bien l&rsquo;allure efflanquée de cette femelle Rorqual commun&nbsp;: gestation puis allaitement ont entraîné une perte de poids de plus de 10 tonnes&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;intervient la seconde spécificité des mysticètes, qui concerne l&rsquo;alimentation&nbsp;: pour beaucoup d&rsquo;entre eux, ces &lsquo;monstres marins&rsquo; (étymologie de cétacé, <em>cetos</em>) s&rsquo;alimentent sur de petits crustacés, soit des copépodes de quelques mm (c&rsquo;est le cas notamment des Baleines franches), soit des euphausiacés de quelques cm de long (le krill) pour ce qui est des Rorquals ou balénoptéridés. Ces mini-crustacés se nourrissent en grande partie de phytoplancton, bien que le krill mange aussi les copépodes selon la saison. En d&rsquo;autres termes, les gigantesques baleines se nourrissent d&rsquo;animalcules qui atteignent à peine la masse de 1 gramme.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="603" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki.jpg" alt="" class="wp-image-13291" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-560x422.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-531x400.jpg 531w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-768x579.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>En Atlantique nord et en Méditerranée, les rorquals se nourrissent principalement du krill <em>Meganyctiphanes norvegica</em> (taille adulte 35 mm)</figcaption></figure>



<p>Ce raccourci très efficace entre les étages de la pyramide alimentaire permet aux baleines d&rsquo;accéder à des ressources qui se comptabilisent en dizaines ou en centaines de millions de tonnes MAIS constitue également un facteur de fragilité. En effet, les facteurs météorologiques hivernaux ou printaniers génèrent de grandes irrégularités dans la production de phytoplancton, selon les années ; exactement comme les prairies peuvent être plus ou moins &lsquo;grasses&rsquo; en fonction du soleil et de la pluviométrie. Cette variabilité de la biomasse de phytoplancton est encore amplifiée au niveau de l&rsquo;abondance des micro-prédateurs (copépodes, krill)&#8230; laquelle influence directement l&rsquo;alimentation des baleines, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;énergie qu&rsquo;elles peuvent consacrer à la reproduction. Aux variabilités météorologiques plus ou moins naturelles vient s&rsquo;ajouter le changement climatique, dont les effets se font nettement sentir dans les écosystèmes marins depuis au moins 20 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov.jpg" alt="Mégaptère" class="wp-image-7321" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov-768x515.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov-525x352.jpg 525w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Selon les conditions nutritionnelles, les femelles Mégaptère peuvent mettre bas tous les deux, trois, quatre ans &#8230; ou plus</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;étude de Kershaw <em>et al.</em> (2020) parue récemment met parfaitement en évidence les conséquences de la diminution du phytoplancton sur le succès à la reproduction des Mégaptères, au Québec. Dans la région du Saint-Laurent, les baleines viennent se nourrir à la belle saison après s&rsquo;être accouplées en hiver sous les tropiques. Grâce à une approche expérimentale intégrant des prélèvements sur divers compartiments de l&rsquo;écosystème (copépodes, krill, poissons, biopsies de baleines), de l&rsquo;analyse de l&rsquo;imagerie satellitaire (pour le phytoplancton) et de l&rsquo;observation des couples mère-baleineau sur le long terme, les chercheurs ont abouti à des conclusions essentielles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="697" height="376" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai.png" alt="" class="wp-image-13295" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai.png 697w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai-560x302.png 560w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>C&rsquo;est la puissance du bloom phytoplanctonique qui détermine chaque année la richesse des eaux océaniques (ici image <em>Aquamodis</em> pour mai 2013)</figcaption></figure>



<p>Premièrement, la fréquence des paires mère-baleineau augmente avec l&rsquo;intensité du bloom de phytoplancton, la biomasse de copépodes, ainsi que celle du hareng. Deuxièmement, au cours des 15 dernières années, la biomasse de hareng et celle des copépodes du genre <em>Calanus</em> (les favoris des baleines) avaient une tendance baissière marquée. Troisièmement, la fréquence des paires mère-baleineau a baissé de moitié au cours de la même période. Quatrièmement, le taux de progestérone des femelles biopsiées montre que la proportion de femelles gestantes restait constante. Ces deux derniers points suggèrent donc qu&rsquo;une bonne partie des gestations ne viennent pas à terme (avortement) ou que certains nouveau-nés meurent dans les tout premiers mois de leur existence. La conclusion de l&rsquo;étude est que la baisse des ressources alimentaires dans cette région du Québec fragilise la population locale de Mégaptère&#8230; et rend son avenir précaire : [&#8230;] <em>Humpback whales are recognized as a sentinel species of ecosystem health (&#8230;), so changes in a key vital rate, such as reproductive success, provide a detectable signal of the population level impact of environmental change</em> [&#8230;].</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="511" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout.jpg" alt="" class="wp-image-10239" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout-560x358.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout-768x491.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Baleine franche australe en maraude à Crozet &#8230; en plein hiver austral&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>Une autre étude récente pointe directement les problèmes d&rsquo;adaptation des mysticètes au réchauffement climatique ; il s&rsquo;agit cette fois de la Baleine franche australe (<em>Eubalaena australis</em>), en particulier de la population qui hiverne en Afrique du Sud (Van den Berg <em>et al.</em>, 2020). Les chercheurs ont ici comparé les teneurs en isotopes C13 et N15 d&rsquo;échantillons de peau des baleines prélevés par biopsie durant la décennie 1990, d&rsquo;une part, et la décennie 2010, d&rsquo;autre part. La variation constatée de la teneur en carbone C13 indique que les baleines se nourrissent dorénavant plus au nord, et peut-être davantage sur des copépodes que sur du krill. Or, cette indication est corrélée avec la baisse constatée des naissances pour la population sud-africaine de Baleines franches, conduisant à un fléchissement du rebond démographique qui avait été constaté depuis l&rsquo;arrêt de la chasse baleinière. Les décennies récentes ont vu de fortes modifications de productivité dans la région subantarctique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="644" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215.jpg?v=1617899942" alt="" class="wp-image-13287" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215.jpg?v=1617899942 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-560x352.jpg?v=1617899942 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-636x400.jpg?v=1617899942 636w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-768x483.jpg?v=1617899942 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exemple d&rsquo;une baleine de Méditerranée tellement amaigrie qu&rsquo;on lui devine ses vertèbres &#8230;</figcaption></figure>



<p>Ces deux articles récents, ainsi que celui de Seyboth <em>et al.</em> (2021) sur le Rorqual bleu, mettent en évidence la grande sensibilité des mysticètes à l&rsquo;évolution des facteurs environnementaux : la combinaison de leurs caractères spécifiques en matière de reproduction et d&rsquo;alimentation en fait des &lsquo;sentinelles&rsquo; du réchauffement global. Qu&rsquo;en est-il des baleines les plus proches de France, les Rorquals communs de Méditerranée et du golfe de Gascogne ? Des travaux sur la reproduction des premiers ont été menés récemment (Busi, thèse de doctorat vétérinaire, 2019), et des biopsies de ces baleines méditerranéennes ont été réalisées depuis longtemps par des chercheurs de <em>Tethys</em> (Italie). En Méditerranée en début d&rsquo;été, la proportion de baleines gestantes serait d&rsquo;environ 38%, pourtant le pourcentage de femelles suitées semble très inférieur &#8230; pourquoi ? Sur les Rorquals du golfe de Gascogne, en revanche, on ne trouve pas d&rsquo;information de ce type &#8230; ils sont pourtant plusieurs milliers, et étaient autrefois chassés par l&rsquo;Espagne. Il faut remonter 35 années en arrière pour trouver une publication consistante sur le sujet, en Atlantique nord (Lockyer, 1986).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986.jpg?v=1617899431" alt="" class="wp-image-13278" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986.jpg?v=1617899431 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-560x327.jpg?v=1617899431 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-685x400.jpg?v=1617899431 685w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-768x449.jpg?v=1617899431 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>.</figcaption></figure>



<p>Alors que les populations d&rsquo;animaux à l&rsquo;espérance de vie aussi longue que celle des mysticètes ont en général tendance à tamponner les variations fines de productivité, et donc à ne vraiment les refléter qu&rsquo;au bout d&rsquo;une ou deux décennies défavorables, nous avons vu que la proportion de couples mère-baleineau a la particularité, du fait de la physiologie particulière de ces animaux, de répercuter de manière quasi-instantanée les variations de productivité primaire&nbsp;: en ces temps écologiquement troublés, voilà un voyant d&rsquo;alarme que nous ferions bien de garder à l’œil.<br>Dommage que la recherche soit aussi peu prolifique sur un sujet pourtant fondamental&nbsp;: la fécondité des baleines qui vivent au large de nos côtes&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>



<p><em><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le Groupe de Recherche sur les Cétacés est <strong>une structure indépendante</strong>. Vos <a href="https://www.helloasso.com/associations/groupe-de-recherche-sur-les-cetaces-grec/formulaires/1/widget"><strong>dons citoyens</strong></a> sont notre seul moyen de continuer nos <strong>travaux scientifiques objectifs</strong> indispensables à la protection des mammifères marins.</span></em></p>



<p><strong>Références principales :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Kershaw JL, Ramp CA, Sears R, et al, 2020</strong>. Declining reproductive success in the Gulf of St. Lawrence’s humpback whales (<em>Megaptera novaeangliae</em>) reflects ecosystem shifts on their feeding grounds. <em>Glob Change Biol</em>. : 15pp. https://doi.org/10.1111/gcb.15466</li><li><strong>Lockyer C., 1986</strong>. Body fat condition in northeast Atlantic fin whales, <em>Balaenoptera physalus</em>, and its relationship with reproduction and food resource. <em>Canadian Jour of Fish and Aquatic Sci. </em>43:142-147.</li><li><strong>Van den Berg G.L., Els Vermeulen, L.O. Valenzuela, Martine Bérubé, Andre Ganswindt, D.R. Gröcke, Grant Hall, Pavel Hulva, Petra Neveceralova, P.J. Palsbøll, E.L. Carroll, 2020</strong>. Decadal shift in foraging strategy of a migratory southern ocean predator. <em>Glob Change Biol.</em> : 16pp.</li></ul>



<p><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Citation de cet article</strong>&nbsp;: Gannier Alexandre, 2021. Baleines&nbsp;: elles sont si fragiles. <em>Cétologie</em>, avril 2021. (<a href="https://www.cetaces.org/202104/baleines-elles-sont-si-fragiles/">https://www.cetaces.org/202104/baleines-elles-sont-si-fragiles/</a>)</span></p>
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		<title>Moratoire baleinier : bilan, 55 000 tuées</title>
		<link>https://www.cetaces.org/moratoire-baleinier-55-000-tuees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[chasse]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le moratoire, les chasses continuent Il faut avoir un certain âge pour se souvenir de la joie procurée par l&#8217;annonce en 1982 du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, devenu effectif en 1986. On est donc chaque année content de voir que les partisans d&#8217;une reprise de la chasse n&#8217;ont pas obtenu [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Malgré le moratoire, les chasses continuent</h2>
<p>Il faut avoir un certain âge pour se souvenir de la joie procurée par l&rsquo;annonce en 1982 du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, devenu effectif en 1986. On est donc chaque année content de voir que les partisans d&rsquo;une reprise de la chasse <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/09/14/les-partisans-de-la-chasse-a-la-baleine-mis-en-echec_5355314_3244.html">n&rsquo;ont pas obtenu la majorité des 2/3 requise</a> pour inverser cette décision, à la Commission Baleinière Internationale.</p>
<p><figure id="attachment_4886" aria-describedby="caption-attachment-4886" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/09/Rorqual_1987_Islande.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-4886" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/09/Rorqual_1987_Islande-525x525.jpg" alt="Rorqual 1987 Islande" width="525" height="525" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/09/Rorqual_1987_Islande-525x525.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/09/Rorqual_1987_Islande-100x100.jpg 100w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/09/Rorqual_1987_Islande.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4886" class="wp-caption-text">Pour certains pays baleiniers, la chasse n&rsquo;a jamais cessé (ici Islande, 1987). Elle a même repris grâce au &lsquo;droit d&rsquo;objection&rsquo; admis par la CBI.</figcaption></figure></p>
<p>Toutefois, depuis 1986, <strong>25 862 baleines</strong> (Rorqual Minke, de Bryde, ou commun) ont été tuées par des pays ayant objecté au moratoire, mais restés membres de la CBI quand même: il s&rsquo;agit de la <strong>Norvège</strong>, rejointe en 2006 par l&rsquo;<strong>Islande</strong>.</p>
<p>Il est quand même curieux que des touristes choisissent ces deux pays comme destination de &lsquo;whale-watching&rsquo;.</p>
<p><figure id="attachment_3289" aria-describedby="caption-attachment-3289" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-3289" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3-525x360.jpg" alt="" width="525" height="360" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3-525x360.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3-225x154.jpg 225w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3-436x300.jpg 436w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Bp87-Iceland3.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3289" class="wp-caption-text">Ce Rorqual commun a été tué par l&rsquo;Islande en 1987, sous un permis spécial. Les Japonais sont quand même à la découpe.</figcaption></figure></p>
<p>Autre classe de chasse, autorisée par le CBI celle-ci, la chasse pour <strong>subsistance aborigène</strong>: ces peuples de l&rsquo;Arctique (essentiellement) doivent bien se porter car ils ont consommé au moins <strong>10 832 baleines</strong> depuis 1986 (B. du Groenland, grise, Minke, ou à bosse, essentiellement.</p>
<p>Si la cause des peuples autochtones ne nous laisse pas indifférents, on peut s&rsquo;étonner des quotas quasi-industriels qui leur sont octroyés année après année: depuis 1986, 1592 Baleines du Groenland pour l&rsquo;Alaska américain, 4951 Minke groenlandais, ou 3787 Baleines grises pour les Tchouktches russes, par exemple. N&rsquo;y aurait-il pas quelque activité commerciale sous-jacente à cette &lsquo;chasse culturelle&rsquo; ?</p>
<p><figure id="attachment_2908" aria-describedby="caption-attachment-2908" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-2908" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1-525x307.jpg" alt="" width="525" height="307" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1-525x307.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1-225x131.jpg 225w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1-500x292.jpg 500w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/01/Rorqual-commun-1987_Groenlanc1.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2908" class="wp-caption-text">Le Groenland n&rsquo;a jamais cessé de chasser le Rorqual commun, avec un permis de &lsquo;subsistance aborigène&rsquo;.</figcaption></figure></p>
<p>Enfin, la plus décriée des chasses pratiquées, la <strong>chasse scientifique</strong>, s&rsquo;est octroyée une hécatombe de <strong>17 243</strong> baleines (Minke et Sei, pour l&rsquo;essentiel), son champion toutes catégories étant bien sûr le Japon. L&rsquo;Islande et la Norvège (richissime pays pétrolier qui mange à tous les râteliers) profitent parfois de cette modalité.</p>
<p>J&rsquo;ai ouï dire que certains touristes ont leur moment de gloire en se vantant d&rsquo;avoir goûté de la viande de baleine ou de dauphin dans un restaurant de Tokyo ou d&rsquo;ailleurs. Espérons au moins que la digestion de leur steak aura été difficile.</p>
<p><figure id="attachment_4487" aria-describedby="caption-attachment-4487" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/03/Rorqual-boréal-ECS-site.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-4487" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/03/Rorqual-boréal-ECS-site-525x324.jpg" alt="Rorqual boréal ECS" width="525" height="324" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/03/Rorqual-boréal-ECS-site-525x324.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/03/Rorqual-boréal-ECS-site.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4487" class="wp-caption-text">Officiellement, 1429 Rorquals boréaux ou Sei sont tombés sous le harpon japonais ou islandais pour des raisons &lsquo;scientifiques&rsquo;.</figcaption></figure></p>
<p>De 1986 à 2016, <strong>53 937</strong> baleines sont ainsi passées de vie à trépas en perpétuant les pratiques de chasse, qui il est vrai ont fait des millions de victimes dans le passé.</p>
<p>Le moratoire est tout relatif, donc.</p>
<p><figure id="attachment_8523" aria-describedby="caption-attachment-8523" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/08/Rorqual_Ad0871b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8523" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/08/Rorqual_Ad0871b-525x309.jpg" alt="Souffle rorqual" width="525" height="309" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/08/Rorqual_Ad0871b-525x309.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/08/Rorqual_Ad0871b-768x452.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/08/Rorqual_Ad0871b.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8523" class="wp-caption-text">Protégé par un moratoire tout relatif, ce Rorqual de Méditerranée souffle entre deux sondes de chasse.</figcaption></figure></p>
<p>Mais prenons garde qu&rsquo;avec l&rsquo;avènement de l&rsquo;anthropocène, ère de l&rsquo;exploitation sans borne de toutes les ressources de la planète, ce moratoire &lsquo;à trous&rsquo; ne soit renversé à la faveur d&rsquo;un vote fatal.</p>
<p>Car les droits à la vie des baleines sont pas inscrits dans le marbre.</p>
<p>Alexandre et cetaces.org</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em><strong>Note</strong></em></span>: les chiffres ci-dessus sont extraits de <a href="https://iwc.int/whaling">tableaux de la CB</a>I.</p>
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		<title>Cha au pays des Micmacs</title>
		<link>https://www.cetaces.org/cha-au-pays-des-micmacs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2018 06:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[observation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=9307</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mais qu&#8217;y a-t-il de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique ? Au Canada, précisément au Québec, se trouve depuis plus d&#8217;un an une membre du GREC. Charlotte a en effet posé son sac à dos à Gaspé en Gaspésie, à l&#8217;origine pays des tribus Micmacs. Mais que fait-elle chez nos cousins, calice? &#8216;Cha&#8217; est observatrice des pêches, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Mais qu&rsquo;y a-t-il de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ?</strong></h2>
<p>Au <strong>Canada</strong>, précisément au Québec, se trouve depuis plus d&rsquo;un an une membre du GREC. Charlotte a en effet posé son sac à dos à Gaspé en Gaspésie, à l&rsquo;origine pays des tribus Micmacs.</p>
<p><figure id="attachment_9309" aria-describedby="caption-attachment-9309" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9309" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-525x274.jpg" alt="" width="525" height="274" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-525x274.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-768x400.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9309" class="wp-caption-text">La Gaspésie, Province du Québec, est aussi le pays des Micmacs</figcaption></figure></p>
<p>Mais que fait-elle chez nos cousins, calice? &lsquo;Cha&rsquo; est observatrice des pêches, avec compétence en mammifères marins.</p>
<p><figure id="attachment_9310" aria-describedby="caption-attachment-9310" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9310" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-525x350.jpg" alt="" width="525" height="350" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-525x350.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-768x512.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9310" class="wp-caption-text">En balade, en 2017</figcaption></figure></p>
<p>Charlotte a en effet pris la poudre d&rsquo;escampette pour découvrir ce charmant pays, sa culture et sa richesse en grands espaces boisés, ses kilomètres de sentiers, sa nature à n&rsquo;en plus finir &#8230; et bien sûr ses mammifères marins.</p>
<p><figure id="attachment_9311" aria-describedby="caption-attachment-9311" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9311" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-525x394.jpg" alt="" width="525" height="394" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-525x394.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-768x576.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9311" class="wp-caption-text">&lsquo;A la job&rsquo;, sur un bateau de pêche</figcaption></figure></p>
<p>L&rsquo;occasion était trop belle pour elle de découvrir cétologiquement parlant ce qui se trouve de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. En avant donc pour cet autre bout du monde, à la pointe Est du Québec, là où en 1534 Jacques Cartier, parti de Saint-Malo, débarqua pour le nouveau monde, à Gaspé.</p>
<p><figure id="attachment_9312" aria-describedby="caption-attachment-9312" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9312" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-525x374.jpg" alt="" width="525" height="374" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-525x374.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-768x547.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9312" class="wp-caption-text">Parc National du Forillon</figcaption></figure></p>
<p>Gaspé, 74 568 habitants, l&rsquo;une des villes les plus emblématiques de la Gaspésie, peut paraître de prime abord tout à fait semblable aux autres villes bien sympathiques du Québec. Mais rapidement, elle se démarque par son environnement naturel exceptionnel, grâce notamment à sa proximité avec le Parc National de Forillon et à la présence de nombreux mammifères marins dans la baie de Gaspé !</p>
<p><figure id="attachment_9314" aria-describedby="caption-attachment-9314" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9314" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-525x386.jpg" alt="" width="525" height="386" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-525x386.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-768x565.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9314" class="wp-caption-text">Lever de soleil sur le Saint-Laurent</figcaption></figure></p>
<p>Entre mer et montagne, on a la chance d&rsquo;observer depuis la côte comme en mer : baleines à bosse, rorquals communs, petits rorquals, rorquals bleus, phoques communs et gris, marsouins et dauphins. Un véritable petit paradis sur terre pour ces grands mammifères qui viennent dès le printemps se nourrir dans le Golfe du Saint-Laurent, ou pour certains (petits rorquals, phoques, marsouins et dauphins) qui y résident à l&rsquo;année.</p>
<p><figure id="attachment_9315" aria-describedby="caption-attachment-9315" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9315" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-525x390.jpg" alt="" width="525" height="390" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-525x390.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-768x571.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9315" class="wp-caption-text">Petit rorqual vu depuis le rivage</figcaption></figure></p>
<p>La Gaspésie, Finistère du Québec et Gaspé la ville du bout du monde (on peut apercevoir Saint-Malo de la pointe &#8230; avec beaucoup d&rsquo;imagination), un endroit idéal pour observer les mammifères marins mais aussi aller à la rencontre de nos cousins Québécois qui n&rsquo;ont pas la langue dans leur poche et s&rsquo;y connaissent dans l&rsquo;art de recevoir !</p>
<p>Avis aux amateurs &#8230;</p>
<p>Charlotte Lemerre et cetaces.org</p>
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		<title>Sur le terrain en avril &#8230;</title>
		<link>https://www.cetaces.org/sur-le-terrain-en-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Apr 2018 08:59:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[Dauphin bleu et blanc]]></category>
		<category><![CDATA[prospection]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=9216</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8230; Le GREC ne perd pas le fil ! Durant les deux premières semaines d&#8217;avril, la météo a été notre adversaire, les sorties en mer pour le programme &#8216;Stenella côtiers&#8217; ont dû attendre un peu. Nous avons remarqué que les dauphins étaient rares dans la zone côtière, soit par un effet du hasard des échantillonnages, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>&#8230; Le GREC ne perd pas le fil !</h2>
<p>Durant les deux premières semaines d&rsquo;avril, la météo a été notre adversaire, les sorties en mer pour le <a href="https://www.cetaces.org/201801/dauphins-azureens-en-janvier/">programme &lsquo;Stenella côtiers&rsquo;</a> ont dû attendre un peu.</p>
<p><figure id="attachment_9217" aria-describedby="caption-attachment-9217" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_avril-2018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9217" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_avril-2018-525x348.jpg" alt="" width="525" height="348" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_avril-2018-525x348.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_avril-2018-768x509.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_avril-2018.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9217" class="wp-caption-text">Une météo capricieuse et parfois surprenante</figcaption></figure></p>
<p>Nous avons remarqué que <strong>les dauphins étaient rares</strong> dans la zone côtière, soit par un effet du hasard des échantillonnages, soit qu&rsquo;ils se trouvaient plus au large à cette période &#8230;</p>
<p><figure id="attachment_9218" aria-describedby="caption-attachment-9218" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Grosse-nuisance_avril-2018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9218" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Grosse-nuisance_avril-2018-525x312.jpg" alt="" width="525" height="312" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Grosse-nuisance_avril-2018-525x312.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Grosse-nuisance_avril-2018-768x457.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Grosse-nuisance_avril-2018.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9218" class="wp-caption-text">&#8211; Esprit de Kyoto es-tu là ? &#8211; Pas pour moi, non merci !</figcaption></figure></p>
<p>Histoire de parachever l&rsquo;étude du trafic maritime local, le groupe s&rsquo;est mis en quatre pour réaliser une dernière session de vigie au Cap d&rsquo;Antibes &#8230;</p>
<p><figure id="attachment_9219" aria-describedby="caption-attachment-9219" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Vigie-cap_avril-2018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9219" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Vigie-cap_avril-2018-525x348.jpg" alt="" width="525" height="348" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Vigie-cap_avril-2018-525x348.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Vigie-cap_avril-2018-768x509.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Vigie-cap_avril-2018.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9219" class="wp-caption-text">Les sessions de vigie au Cap, on ne peut plus s&rsquo;en passer &#8230;</figcaption></figure></p>
<p>&#8230; avec des résultats impressionnants pour le premier ouikenn de beau temps en avril. A croire que la moitié de la Côte d&rsquo;Azur avait rendez-vous aux Iles de Lérins (zone Natura 2000, il est vrai).</p>
<p><figure id="attachment_9220" aria-describedby="caption-attachment-9220" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_28avril2018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9220" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_28avril2018-525x348.jpg" alt="" width="525" height="348" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_28avril2018-525x348.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_28avril2018-768x509.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Team_28avril2018.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9220" class="wp-caption-text">A la recherche du rorqual perdu</figcaption></figure></p>
<p>Enfin, la belle fenêtre météo s&rsquo;est prolongée jusqu&rsquo;au dernier samedi du mois, ce qui a permis d&rsquo;accueillir une équipe nombreuse pour la troisième prospection mensuelle.</p>
<p><figure id="attachment_9221" aria-describedby="caption-attachment-9221" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Dauphin-bleu-et-blanc_avril.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9221" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Dauphin-bleu-et-blanc_avril-525x375.jpg" alt="" width="525" height="375" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Dauphin-bleu-et-blanc_avril-525x375.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Dauphin-bleu-et-blanc_avril-768x548.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Dauphin-bleu-et-blanc_avril.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9221" class="wp-caption-text">Un beau groupe de Stenella nous envoie ses ambassadeurs</figcaption></figure></p>
<p>La sortie du 28 avril s&rsquo;est donc traduite par <strong>4 observations dont une de Rorqual commun</strong> (loin et rapide), avec une bande de dauphins assez joyeuse et très mobile.</p>
<p><figure id="attachment_9222" aria-describedby="caption-attachment-9222" style="width: 525px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Pakbo_5430.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9222" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Pakbo_5430-525x337.jpg" alt="" width="525" height="337" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Pakbo_5430-525x337.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Pakbo_5430-768x493.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/04/Pakbo_5430.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9222" class="wp-caption-text">Pour vivre heureux, vivons tassés !<br />(oui, mais c&rsquo;est hamburger à volonté avec la sauce en self service)</figcaption></figure></p>
<p>Voilà qui semble prometteur pour le mois de mai, avec néanmoins l&rsquo;arrivée progressive et massive des touristes, ce qui tempère un peu notre joie.</p>
<p>Rappelons que toute l&rsquo;activité du <span style="color: #0000ff;"><em>Groupe de Recherche sur les Cétacés</em></span> est l&rsquo;oeuvre de <strong>bénévoles persévérants et très compétents</strong>. Une raison de plus pour <strong><a href="https://www.cetaces.org/soutenir-l-association/">soutenir l&rsquo;action de notre association</a></strong> !</p>
<p>Alexandre et cetaces.org</p>
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		<title>Sorties printanières : une eau riche &#8230;</title>
		<link>https://www.cetaces.org/sorties-printanieres-une-eau-riche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2017 22:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[dauphins]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=8305</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8230; en tout ! Il est habituel au printemps de naviguer dans une mer qui, à l’instar des jardins et forêts, semble presque bourgeonner. Dans ce bouillon de verdure, on trouve notamment toutes sortes d’invertébrés, mais sur une sortie d’une journée il est malheureusement tout de même possible de rester sur sa faim en termes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>&#8230; en tout !</h2>
<p>Il est habituel au printemps de naviguer dans une mer qui, à l’instar des jardins et forêts, semble presque bourgeonner.<br />
Dans ce bouillon de verdure, on trouve notamment toutes sortes d’invertébrés, mais sur une sortie d’une journée il est malheureusement tout de même possible de rester sur sa faim en termes de « grosses bêtes »…</p>
<p><figure id="attachment_8306" aria-describedby="caption-attachment-8306" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/velelle_3921b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8306" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/velelle_3921b-525x347.jpg" alt="" width="525" height="347" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/velelle_3921b-525x347.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/velelle_3921b-768x507.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/velelle_3921b.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8306" class="wp-caption-text">Hep Garçon, il y a une vélelle qui barbote dans mon bouillon !</figcaption></figure></p>
<p>Ce n’était pas le cas ce dimanche, pour notre sortie post-AG malheureusement décalée d&rsquo;une semaine, puisque nous avons été servis en petites, moyennes et grosses bêtes !</p>
<p><figure id="attachment_8307" aria-describedby="caption-attachment-8307" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Bp_4012b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8307" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Bp_4012b-525x299.jpg" alt="" width="525" height="299" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Bp_4012b-525x299.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Bp_4012b-768x437.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Bp_4012b.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8307" class="wp-caption-text">Un rorqual assez peu en chair&#8230;</figcaption></figure></p>
<p>Étonnés du peu de bateaux rencontrés, nous avons pu faire sept observations en quelques dizaines de milles, sans compter tortue et poissons-lunes.<br />
Si la journée a commencé (relativement) modestement avec quatre groupes de <a href="https://www.cetaces.org/cetaces/mediterranee/dauphin-bleu-et-blanc/"><em>Stenella</em></a> timides et un cachalot entendu à l’hydrophone mais non trouvé en surface, la fin de journée fut plus animée.</p>
<p><figure id="attachment_8308" aria-describedby="caption-attachment-8308" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Sc_3972b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8308" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Sc_3972b-525x240.jpg" alt="" width="525" height="240" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Sc_3972b-525x240.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Sc_3972b-768x351.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/Sc_3972b.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8308" class="wp-caption-text">Deux Stenella encerclés par des vélelles</figcaption></figure></p>
<p>Nous avons en effet ensuite rencontré au large quelques dauphins bleus et blancs semblant grignoter sous des nappes de vélelles mais ne rechignant pas à venir nous saluer, puis un <a href="https://www.cetaces.org/cetaces/mediterranee/rorqual-commun/">rorqual</a> qui avait l’air trop affamé pour nous prêter la moindre attention, avant de retrouver avec plaisir le groupe de <em>Stenella</em> local, qui prenait son apéritif à quelques milles du Cap et qui a rapidement rejoint notre voilier arrêté…</p>
<p><figure id="attachment_8309" aria-describedby="caption-attachment-8309" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/ScCap_5109b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8309" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/ScCap_5109b-525x329.jpg" alt="" width="525" height="329" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/ScCap_5109b-525x329.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/ScCap_5109b-768x481.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/04/ScCap_5109b.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8309" class="wp-caption-text">Rejoints à quelques encablures du Cap d&rsquo;Antibes</figcaption></figure></p>
<p>Quand tout le monde, cétacés comme humains, semble y trouver son bonheur, c&rsquo;est signe que la soupe est bonne !</p>
<p>Copyright: Adrien et cetaces.org</p>
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