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	<title>Archives des réchauffement - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<description>Site d&#039;information cétologique tenu par le Groupe de Recherche sur les Cétacés</description>
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	<title>Archives des réchauffement - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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		<title>Réchauffement du globe : début de la vrille</title>
		<link>https://www.cetaces.org/rechauffement-du-globe-debut-de-la-vrille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 15:38:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protection]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour mener le combat des 2°C, nous avons face à nous ceux qui ont engendré le réchauffement : les milieux financiers et économiques, ceux qui se sont gavés sur le dos de la planète, ont accumulé les milliards, et leurs alliés, les dirigeants politiques. Donc la lutte est très inégale, d'autant que ceux qui s'enrichissent avec la mondialisation nous vendent maintenant de la 'croissance durable', de l'énergie bleue et verte, la voiture électrique pour tous, l'avion à hydrogène ... bref, du rêve.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Plus rien ne sera comme avant &#8230; le changement, c&rsquo;est maintenant</h2>



<p>Ceux qui connaissent l&rsquo;aviation savent que la vrille est une figure acrobatique où l&rsquo;avion perd une grande partie de sa portance et tombe rapidement en tournoyant. Si l&rsquo;avion est conçu pour ET si le pilote est bien entraîné, la vrille est contrôlée, l&rsquo;avion revole à nouveau ; dans le cas contraire l&rsquo;aéronef percute la planète. Dans la grande affaire du réchauffement global, nous avons entamé la vrille&#8230; et <strong>il n&rsquo;y a pas de pilote dans l&rsquo;avion</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="800" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018-800x800.jpg" alt="" class="wp-image-9894" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018-800x800.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018-100x100.jpg 100w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018-560x560.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018-768x768.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Terre_EPIC_Team_2018.jpg 1024w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>La planète Terre : elle héberge l&rsquo;être humain &#8230; et des millions d&rsquo;autres espèces vivantes. Les Martiens nous l&rsquo;envient !</figcaption></figure>



<p>Pourquoi <em>Cétologie </em>s&rsquo;intéresse-t-elle au sujet, en même temps que tous les médias, à l&rsquo;occasion de la <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/">sortie du 6ème rapport du GIEC</a> ? Pour trois raisons : d&rsquo;abord car le réchauffement est <strong>LA CATASTROPHE PLANETAIRE</strong> qui nous concerne tous, ensuite parce que les cétacés sont très impactés par le phénomène, puisque les océans sont les premiers régulateurs du climat, et qu&rsquo;ils changent à vue d’œil (réchauffement, acidification, courantologie, productivité), et enfin car, comme vous, je m&rsquo;intéresse au sujet -ayant pondu <a href="https://www.cetaces.org/nouvelles/la-temperature-du-monde/">un article sur ce site &#8230; en 2012</a>&#8211; !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="473" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/AMOC_OCP07_Fig-6.jpg" alt="" class="wp-image-13993" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/AMOC_OCP07_Fig-6.jpg 600w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/AMOC_OCP07_Fig-6-560x441.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/AMOC_OCP07_Fig-6-507x400.jpg 507w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption>La partie atlantique du grand courant AMOC régule le climat mondial&#8230; et montre des signes de faiblesse à cause de la fonte des glaces arctiques</figcaption></figure>



<p>Pour faire bref, depuis les premières alertes des scientifiques, il y a plus de 40 ans, rien n&rsquo;a été fait pour empêcher le phénomène : bien au contraire, les émissions de CO<sub>2</sub> ont été multipliées par deux, la <a href="https://fr.weforum.org/agenda/2020/11/les-plus-gros-emetteurs-de-co2-il-y-a-50-ans-et-aujourdhui/">Chine émettant aujourd&rsquo;hui à elle seule autant de CO<sub>2</sub></a> que le monde entier en 1970. Les USA ont perdu leur place de médaille d&rsquo;or du CO<sub>2</sub> il y a déjà longtemps, malgré leurs efforts pour contribuer au phénomène en étant <strong>les promoteurs des hydrocarbures de schiste</strong> : 20 années de perdues en grande partie à cause de ce soi-disant &lsquo;leader du monde libre&rsquo;.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="578" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/hydrocarbure-de-schiste.jpg" alt="" class="wp-image-13994" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/hydrocarbure-de-schiste.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/hydrocarbure-de-schiste-560x405.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/hydrocarbure-de-schiste-554x400.jpg 554w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/hydrocarbure-de-schiste-768x555.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Les Etats-Unis (et le Canada) portent une lourde responsabilité en raison de leur développement des hydrocarbures de schiste (l&rsquo;Europe, témoin passif vaut à peine mieux) (photo Internet)</figcaption></figure>



<p>La Chine fait des efforts colossaux pour rattraper le temps perdu au niveau économique et devenir la seconde superpuissance, sponsorisée en cela par une mondialisation inventée par le &lsquo;monde occidental&rsquo;, en premier lieu les USA, mais l&rsquo;Europe également. Cet été, <strong>la Chine brûle quotidiennement 2,2 millions de tonnes de charbon</strong> pour sa révolution industrielle, avec des importations massives d&rsquo;Australie ; en grande partie elle produit pour nous, les &lsquo;occidentaux&rsquo;. Parallèlement, au Groenland, <strong>8 milliards de tonnes de glace fondent chaque jour</strong> (soit un glaçon de 2 km de côté).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief.jpg" alt="" class="wp-image-14000" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief-560x560.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief-400x400.jpg 400w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief-100x100.jpg 100w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Arctic_Ocean_relief-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>L&rsquo;Arctique est une des régions qui subissent le réchauffement le plus drastique : il a fait 23°C en juillet au nord du Groenland !</figcaption></figure>



<p><strong>Puisque rien n&rsquo;a été fait, on peut dire adieu à la limitation du réchauffement à 1,5°C</strong> par rapport à la période de référence (1850-1900). Il est peut-être encore possible de limiter ce réchauffement à 2°C, mais ce serait au prix d&rsquo;un changement quasi-civilisationnel : <strong>arrêter la surconsommation de biens matériels</strong> et de nourriture énergivore. A vrai dire, une grande partie des citoyens normaux ne sur-consomment pas tant que ça (un peu quand même) : cette gabegie mortifère pour la planète est surtout causée par les 1% (ou 5%, c&rsquo;est selon) les plus riches, pas par ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la mondialisation, ou qui triment pour 800 euros par mois, ou encore qui nourrissent une famille avec 2 SMIC.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="480" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Chutes-Victoria_Mike-Hutchings-Reuters.jpg" alt="" class="wp-image-13999" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Chutes-Victoria_Mike-Hutchings-Reuters.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Chutes-Victoria_Mike-Hutchings-Reuters-560x336.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Chutes-Victoria_Mike-Hutchings-Reuters-667x400.jpg 667w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Chutes-Victoria_Mike-Hutchings-Reuters-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Les célèbres chutes Victoria victimes de la sécheresse&#8230; exemple de désordre climatique extrême (Mike Hutchings-Reuters)</figcaption></figure>



<p>Mais pour mener le combat des 2°C, <strong>nous avons face à nous ceux qui ont engendré le réchauffement : les milieux financiers et économiques</strong>, ceux qui se sont gavés sur le dos de la planète et ont accumulé les milliards, et leurs alliés, les dirigeants politiques. Donc la lutte est très inégale, d&rsquo;autant que ceux qui s&rsquo;enrichissent avec la mondialisation nous vendent maintenant de la &lsquo;croissance durable&rsquo;, de l&rsquo;énergie bleue et verte, la voiture électrique pour tous, l&rsquo;avion à hydrogène&#8230; bref, du rêve.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1118" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Rosetta_NavCam_20150203.jpg" alt="" class="wp-image-13997" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Rosetta_NavCam_20150203.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Rosetta_NavCam_20150203-513x560.jpg 513w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Rosetta_NavCam_20150203-366x400.jpg 366w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/08/Rosetta_NavCam_20150203-768x839.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&rsquo;être humain, assez génial pour poser une sonde sur une comète volant à 100 000 km/h, est devenu le tortionnaire de la planète Terre (photo ESA &#8211; mission Rosetta) &#8212; <em>Humain : il cherche la vie sur une comète et la détruit sur sa propre planète</em>.</figcaption></figure>



<p>Faute de ce changement civilisationnel, nous aurons peut-être droit à un nouveau Moyen-Age, en pire, et celui-ci ne sera pas suivi d&rsquo;une nouvelle Renaissance. <strong>Quant aux milliards de plantes et d&rsquo;animaux vivants que nous emmenons dans notre désastre&#8230; il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;Arche de Noé pour les sauver ce coup-ci !</strong> Alors, cessons de rêver éveillés et de suivre aveuglément les joueurs de flûte&#8230; et trouvons les moyens démocratiques pour limiter l&rsquo;ampleur de la catastrophe. Les combats désespérés ne sont pas toujours perdus !</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Baleines&#160;: elles sont si fragiles&#160;!</title>
		<link>https://www.cetaces.org/baleines-elles-sont-si-fragiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:28:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[mortalité]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En raison de l'énorme coût énergétique de la reproduction, les baleines ne mettent bas que tous les 3 ou 4 ans, en général, alors que sur le papier, un intervalle de deux ans serait possible (12 mois de gestation + 6 mois de lactation). </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Face au réchauffement climatique, les mysticètes accusent le coup&#8230;</h2>



<p>Les mysticètes, communément appelés « baleines » quelle que que soit l&rsquo;espèce, sont connus pour leur gigantisme : la plupart des baleines mesurent entre 15 et 30 mètres de long, la palme revenant au Rorqual bleu, qui pèse jusqu&rsquo;à cent tonnes et plus. Deux autres caractéristiques font de ces géants des animaux à part, en ce qui concerne leur reproduction, et aussi leur alimentation.</p>



<p>D&rsquo;une manière générale, les baleines mettent bas au bout de 11 à 12 mois de gestation. Le baleineau nouveau-né mesure une taille respectable, environ le tiers de la longueur de sa mère&nbsp;: ainsi un bébé Rorqual commun fait 6 mètres de long alors que la maman dépasse facilement les 20 mètres. Du fait de la relation qui lie les volumes aux dimensions, le baleineau ne pèse que dans les 1200-1500 kg à la naissance (toujours pour l&rsquo;espèce <em>Balaenoptera physalus</em>), quand la mère dépasse les 50 tonnes. Rien d&rsquo;extraordinaire au niveau de la disparité de taille, si l&rsquo;on considère par exemple le cas de l&rsquo;Ours brun de nos montagnes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="790" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193" alt="" class="wp-image-13276" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag.jpg?v=1617899193 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-560x346.jpg?v=1617899193 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-648x400.jpg?v=1617899193 648w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Megaptere_1986_ag-768x474.jpg?v=1617899193 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Le nouveau-né paraît minuscule à côté de la mère (ici des Mégaptères en zone caraïbe), mais c&rsquo;est l&rsquo;allaitement qui va être la phase la plus &lsquo;coûteuse&rsquo; pour cette dernière</figcaption></figure>



<p>Mais pour ce qui de l&rsquo;allaitement et du sevrage, les choses deviennent beaucoup plus impressionnantes&nbsp;: en effet, les baleineaux sont sevrés au bout d&rsquo;à peine 6 mois. Par exemple, si la naissance a lieu en décembre (hémisphère nord), le sevrage se produit au tout début de l&rsquo;été. C&rsquo;est effectivement à cette époque que l&rsquo;on observe de &lsquo;petites baleines&rsquo; en Méditerranée ou en Atlantique nord&nbsp;: ce sont de jeunes rorquals d&rsquo;une dizaine de mètres de long, qui pèsent un peu moins de 10 tonnes. Au cours de la lactation la mère a donc transféré au baleineau une grosse proportion de son propre poids, d&rsquo;où une importante perte pondérale: du temps des baleiniers, il était connu que les baleines les plus grasses étaient les femelles au début de leur gestation, et les plus maigres, au terme de l&rsquo;allaitement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="728" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01.jpg?v=1617899677" alt="" class="wp-image-13282" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01.jpg?v=1617899677 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-560x319.jpg?v=1617899677 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-703x400.jpg?v=1617899677 703w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0269-mere-juv_01-768x437.jpg?v=1617899677 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Mère Rorqual commun et son jeune de 5 mois environ, vus aux Açores au mois de mai</figcaption></figure>



<p>En raison de l&rsquo;énorme coût énergétique de la reproduction, les baleines ne mettent bas que tous les 3 ou 4 ans, en général, alors que sur le papier, un intervalle de deux ans serait fonctionnel (12 mois de gestation, 6 mois de lactation, 6 mois de repos). Il leur faut au minimum un an pour s&rsquo;alimenter suffisamment et revenir à leur &lsquo;poids de forme&rsquo;, voire même 2 ou 3 années si les ressources alimentaires sont limitées. Pour cette même raison, les &lsquo;baleines&rsquo; femelles sont un peu plus grandes que leurs congénères mâles. La reproduction des mysticètes est donc très fortement dépendante des conditions écologiques de leur habitat, de leurs variations inter-annuelles &#8230; il s&rsquo;établit un équilibre entre la richesse trophique d&rsquo;une région et la population de baleines qu&rsquo;elle peut, éventuellement, supporter.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="724" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere.jpg?v=1617899790" alt="" class="wp-image-13285" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere.jpg?v=1617899790 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-560x317.jpg?v=1617899790 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-707x400.jpg?v=1617899790 707w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp114001_0243-mere-768x434.jpg?v=1617899790 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Sur cette photo, on remarque bien l&rsquo;allure efflanquée de cette femelle Rorqual commun&nbsp;: gestation puis allaitement ont entraîné une perte de poids de plus de 10 tonnes&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;intervient la seconde spécificité des mysticètes, qui concerne l&rsquo;alimentation&nbsp;: pour beaucoup d&rsquo;entre eux, ces &lsquo;monstres marins&rsquo; (étymologie de cétacé, <em>cetos</em>) s&rsquo;alimentent sur de petits crustacés, soit des copépodes de quelques mm (c&rsquo;est le cas notamment des Baleines franches), soit des euphausiacés de quelques cm de long (le krill) pour ce qui est des Rorquals ou balénoptéridés. Ces mini-crustacés se nourrissent en grande partie de phytoplancton, bien que le krill mange aussi les copépodes selon la saison. En d&rsquo;autres termes, les gigantesques baleines se nourrissent d&rsquo;animalcules qui atteignent à peine la masse de 1 gramme.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="603" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki.jpg" alt="" class="wp-image-13291" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-560x422.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-531x400.jpg 531w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Meganyctiphanes_norvegica_Uwe-Kils-wiki-768x579.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>En Atlantique nord et en Méditerranée, les rorquals se nourrissent principalement du krill <em>Meganyctiphanes norvegica</em> (taille adulte 35 mm)</figcaption></figure>



<p>Ce raccourci très efficace entre les étages de la pyramide alimentaire permet aux baleines d&rsquo;accéder à des ressources qui se comptabilisent en dizaines ou en centaines de millions de tonnes MAIS constitue également un facteur de fragilité. En effet, les facteurs météorologiques hivernaux ou printaniers génèrent de grandes irrégularités dans la production de phytoplancton, selon les années ; exactement comme les prairies peuvent être plus ou moins &lsquo;grasses&rsquo; en fonction du soleil et de la pluviométrie. Cette variabilité de la biomasse de phytoplancton est encore amplifiée au niveau de l&rsquo;abondance des micro-prédateurs (copépodes, krill)&#8230; laquelle influence directement l&rsquo;alimentation des baleines, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;énergie qu&rsquo;elles peuvent consacrer à la reproduction. Aux variabilités météorologiques plus ou moins naturelles vient s&rsquo;ajouter le changement climatique, dont les effets se font nettement sentir dans les écosystèmes marins depuis au moins 20 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov.jpg" alt="Mégaptère" class="wp-image-7321" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov-768x515.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/03/1997-Megaptere_nov-525x352.jpg 525w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Selon les conditions nutritionnelles, les femelles Mégaptère peuvent mettre bas tous les deux, trois, quatre ans &#8230; ou plus</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;étude de Kershaw <em>et al.</em> (2020) parue récemment met parfaitement en évidence les conséquences de la diminution du phytoplancton sur le succès à la reproduction des Mégaptères, au Québec. Dans la région du Saint-Laurent, les baleines viennent se nourrir à la belle saison après s&rsquo;être accouplées en hiver sous les tropiques. Grâce à une approche expérimentale intégrant des prélèvements sur divers compartiments de l&rsquo;écosystème (copépodes, krill, poissons, biopsies de baleines), de l&rsquo;analyse de l&rsquo;imagerie satellitaire (pour le phytoplancton) et de l&rsquo;observation des couples mère-baleineau sur le long terme, les chercheurs ont abouti à des conclusions essentielles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="697" height="376" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai.png" alt="" class="wp-image-13295" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai.png 697w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/A2013_mai-560x302.png 560w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>C&rsquo;est la puissance du bloom phytoplanctonique qui détermine chaque année la richesse des eaux océaniques (ici image <em>Aquamodis</em> pour mai 2013)</figcaption></figure>



<p>Premièrement, la fréquence des paires mère-baleineau augmente avec l&rsquo;intensité du bloom de phytoplancton, la biomasse de copépodes, ainsi que celle du hareng. Deuxièmement, au cours des 15 dernières années, la biomasse de hareng et celle des copépodes du genre <em>Calanus</em> (les favoris des baleines) avaient une tendance baissière marquée. Troisièmement, la fréquence des paires mère-baleineau a baissé de moitié au cours de la même période. Quatrièmement, le taux de progestérone des femelles biopsiées montre que la proportion de femelles gestantes restait constante. Ces deux derniers points suggèrent donc qu&rsquo;une bonne partie des gestations ne viennent pas à terme (avortement) ou que certains nouveau-nés meurent dans les tout premiers mois de leur existence. La conclusion de l&rsquo;étude est que la baisse des ressources alimentaires dans cette région du Québec fragilise la population locale de Mégaptère&#8230; et rend son avenir précaire : [&#8230;] <em>Humpback whales are recognized as a sentinel species of ecosystem health (&#8230;), so changes in a key vital rate, such as reproductive success, provide a detectable signal of the population level impact of environmental change</em> [&#8230;].</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="511" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout.jpg" alt="" class="wp-image-10239" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout-560x358.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/08/Baleine_25-aout-768x491.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Baleine franche australe en maraude à Crozet &#8230; en plein hiver austral&nbsp;!</figcaption></figure>



<p>Une autre étude récente pointe directement les problèmes d&rsquo;adaptation des mysticètes au réchauffement climatique ; il s&rsquo;agit cette fois de la Baleine franche australe (<em>Eubalaena australis</em>), en particulier de la population qui hiverne en Afrique du Sud (Van den Berg <em>et al.</em>, 2020). Les chercheurs ont ici comparé les teneurs en isotopes C13 et N15 d&rsquo;échantillons de peau des baleines prélevés par biopsie durant la décennie 1990, d&rsquo;une part, et la décennie 2010, d&rsquo;autre part. La variation constatée de la teneur en carbone C13 indique que les baleines se nourrissent dorénavant plus au nord, et peut-être davantage sur des copépodes que sur du krill. Or, cette indication est corrélée avec la baisse constatée des naissances pour la population sud-africaine de Baleines franches, conduisant à un fléchissement du rebond démographique qui avait été constaté depuis l&rsquo;arrêt de la chasse baleinière. Les décennies récentes ont vu de fortes modifications de productivité dans la région subantarctique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="644" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215.jpg?v=1617899942" alt="" class="wp-image-13287" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215.jpg?v=1617899942 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-560x352.jpg?v=1617899942 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-636x400.jpg?v=1617899942 636w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Bp2017_ag-4215-768x483.jpg?v=1617899942 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exemple d&rsquo;une baleine de Méditerranée tellement amaigrie qu&rsquo;on lui devine ses vertèbres &#8230;</figcaption></figure>



<p>Ces deux articles récents, ainsi que celui de Seyboth <em>et al.</em> (2021) sur le Rorqual bleu, mettent en évidence la grande sensibilité des mysticètes à l&rsquo;évolution des facteurs environnementaux : la combinaison de leurs caractères spécifiques en matière de reproduction et d&rsquo;alimentation en fait des &lsquo;sentinelles&rsquo; du réchauffement global. Qu&rsquo;en est-il des baleines les plus proches de France, les Rorquals communs de Méditerranée et du golfe de Gascogne ? Des travaux sur la reproduction des premiers ont été menés récemment (Busi, thèse de doctorat vétérinaire, 2019), et des biopsies de ces baleines méditerranéennes ont été réalisées depuis longtemps par des chercheurs de <em>Tethys</em> (Italie). En Méditerranée en début d&rsquo;été, la proportion de baleines gestantes serait d&rsquo;environ 38%, pourtant le pourcentage de femelles suitées semble très inférieur &#8230; pourquoi ? Sur les Rorquals du golfe de Gascogne, en revanche, on ne trouve pas d&rsquo;information de ce type &#8230; ils sont pourtant plusieurs milliers, et étaient autrefois chassés par l&rsquo;Espagne. Il faut remonter 35 années en arrière pour trouver une publication consistante sur le sujet, en Atlantique nord (Lockyer, 1986).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986.jpg?v=1617899431" alt="" class="wp-image-13278" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986.jpg?v=1617899431 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-560x327.jpg?v=1617899431 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-685x400.jpg?v=1617899431 685w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/04/Lockyer-1986-768x449.jpg?v=1617899431 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>.</figcaption></figure>



<p>Alors que les populations d&rsquo;animaux à l&rsquo;espérance de vie aussi longue que celle des mysticètes ont en général tendance à tamponner les variations fines de productivité, et donc à ne vraiment les refléter qu&rsquo;au bout d&rsquo;une ou deux décennies défavorables, nous avons vu que la proportion de couples mère-baleineau a la particularité, du fait de la physiologie particulière de ces animaux, de répercuter de manière quasi-instantanée les variations de productivité primaire&nbsp;: en ces temps écologiquement troublés, voilà un voyant d&rsquo;alarme que nous ferions bien de garder à l’œil.<br>Dommage que la recherche soit aussi peu prolifique sur un sujet pourtant fondamental&nbsp;: la fécondité des baleines qui vivent au large de nos côtes&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>



<p><em><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le Groupe de Recherche sur les Cétacés est <strong>une structure indépendante</strong>. Vos <a href="https://www.helloasso.com/associations/groupe-de-recherche-sur-les-cetaces-grec/formulaires/1/widget"><strong>dons citoyens</strong></a> sont notre seul moyen de continuer nos <strong>travaux scientifiques objectifs</strong> indispensables à la protection des mammifères marins.</span></em></p>



<p><strong>Références principales :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Kershaw JL, Ramp CA, Sears R, et al, 2020</strong>. Declining reproductive success in the Gulf of St. Lawrence’s humpback whales (<em>Megaptera novaeangliae</em>) reflects ecosystem shifts on their feeding grounds. <em>Glob Change Biol</em>. : 15pp. https://doi.org/10.1111/gcb.15466</li><li><strong>Lockyer C., 1986</strong>. Body fat condition in northeast Atlantic fin whales, <em>Balaenoptera physalus</em>, and its relationship with reproduction and food resource. <em>Canadian Jour of Fish and Aquatic Sci. </em>43:142-147.</li><li><strong>Van den Berg G.L., Els Vermeulen, L.O. Valenzuela, Martine Bérubé, Andre Ganswindt, D.R. Gröcke, Grant Hall, Pavel Hulva, Petra Neveceralova, P.J. Palsbøll, E.L. Carroll, 2020</strong>. Decadal shift in foraging strategy of a migratory southern ocean predator. <em>Glob Change Biol.</em> : 16pp.</li></ul>



<p><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Citation de cet article</strong>&nbsp;: Gannier Alexandre, 2021. Baleines&nbsp;: elles sont si fragiles. <em>Cétologie</em>, avril 2021. (<a href="https://www.cetaces.org/202104/baleines-elles-sont-si-fragiles/">https://www.cetaces.org/202104/baleines-elles-sont-si-fragiles/</a>)</span></p>
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		<item>
		<title>Méditerranée, l&#8217;heure des lions !</title>
		<link>https://www.cetaces.org/mediterranee-lheure-des-lions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2020 05:32:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réchauffement et expansion d&#8217;une espèce invasive, une coïncidence ? Le réchauffement climatique va bon train, avec des anomalies records cet automne dans l&#8217;Arctique. Malgré la bonne volonté de nombreux éco-citoyens en Europe, la &#8216;barrière des 2°C&#8217; ira rejoindre celle des 1°C dans notre rétroviseur. En dépit des beaux discours de ceux qui nous gouvernent, politiques [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Réchauffement et expansion d&rsquo;une espèce invasive, une coïncidence ?</h2>



<p>Le réchauffement climatique va bon train, avec des anomalies records cet automne dans l&rsquo;Arctique. Malgré la bonne volonté de nombreux éco-citoyens en Europe, <strong>la &lsquo;barrière des 2°C&rsquo; ira rejoindre celle des 1°C dans notre rétroviseur</strong>. En dépit des beaux discours de ceux qui nous gouvernent, politiques et magnats économiques &#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="805" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Anomalie-mensuelle-nov2020.jpg" alt="" class="wp-image-11998" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Anomalie-mensuelle-nov2020.jpg 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Anomalie-mensuelle-nov2020-560x352.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Anomalie-mensuelle-nov2020-800x503.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Anomalie-mensuelle-nov2020-768x483.jpg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Anomalie record dans l&rsquo;Arctique cette année en novembre : un record fait pour être battu ! (image MétéoFrance)</figcaption></figure>



<p>Avec l&rsquo;Arctique, la Méditerranée est, et sera, l&rsquo;une des régions les plus impactées du monde, avec nos chers cétacés au milieu. Déjà un bond de plus de 3°C en surface au milieu de l&rsquo;été. Mais il est <strong>difficile de prendre les cétacés comme témoins</strong> du réchauffement : le peuplement évolue par petites touches, il y a souvent d&rsquo;autres causes possibles, nos moyens de &lsquo;mesure&rsquo; des abondances demeurent approximatifs, &#8230; </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="850" height="657" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/sst_Med_2020-au31juilet.png" alt="" class="wp-image-11999" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/sst_Med_2020-au31juilet.png 850w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/sst_Med_2020-au31juilet-560x433.png 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/sst_Med_2020-au31juilet-800x618.png 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/sst_Med_2020-au31juilet-768x594.png 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /><figcaption>Températures en Méditerranée en juillet cette année &#8230; chaud mais un peu moins qu&rsquo;en 2019 (image Copernicus via LAMMA)</figcaption></figure>



<p>Par contre, les espèces invasives côtières sont très visibles : de nombreux pratiquants de loisirs sous-marins rapportent des photos d&rsquo;espèces qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais vues, les réseaux sont organisés &#8230; Ainsi, le <strong>Poisson-lion</strong>, immigré en Méditerranée par le canal de Suez, progresse vite, sans doute en lien avec les températures sub-tropicales de la décennie passée en Méditerranée  &#8230;</p>



<p><strong><a href="https://www.cetaces.org/nouvelles/le-poisson-lion/">Voir l&rsquo;article de Nadège &#8230;</a></strong></p>
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		<title>L&#8217;éléphant, la baleine, et les hydrocarbures de schiste</title>
		<link>https://www.cetaces.org/hydrocarbures-de-schiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 12:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat sur les hydrocarbures de schistes Sous l&#8217;effet de certains lobbies et peut-être de la proximité du prochain « débat sur la transition énergétique », on voit resurgir la thématique de l&#8217;exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans le sous-sol hexagonal. Ayant bien prêté l&#8217;oreille, je n&#8217;ai entendu nulle part évoquer le lien entre ce nouvel or noir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Débat sur les hydrocarbures de schistes</h2>
<p>Sous l&rsquo;effet de certains lobbies et peut-être de la proximité du prochain « débat sur la transition énergétique », on voit resurgir la thématique de l&rsquo;exploitation <strong>des hydrocarbures non conventionnels</strong> dans le sous-sol hexagonal. Ayant bien prêté l&rsquo;oreille, je n&rsquo;ai entendu nulle part évoquer le lien entre ce nouvel or noir et ses effets sur le réchauffement climatique.<br />
Il y a un éléphant dans la pièce.</p>
<p><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/elephant_tsavo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-4950" title="elephant_tsavo" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/elephant_tsavo-525x391.jpg" alt="éléphant tsavo" width="525" height="391" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/elephant_tsavo-525x391.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/elephant_tsavo.jpg 1000w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a></p>
<p>Je suis d&rsquo;autant plus étonné que les mêmes radios ont relayé il y a deux semaines le lien possible entre la tempête Sandy et la température élevée des eaux dans l&rsquo;Atlantique cette année (évoqué par un ou deux grands journaux US), allant même jusqu&rsquo;à chuchoter que, peut-être, il y aurait un éventuel lien, certes très très indirect, avec <strong>le réchauffement climatique</strong> (humour).<br />
Qu&rsquo;un expert ou un homme politique n&rsquo;évoque pas l&rsquo;incompatibilité entre <a href="https://www.cetaces.org/thematique/la-temperature-du-monde/">l&rsquo;exploitation des hydrocarbures de schiste et la lutte contre le réchauffement</a> climatique, je le comprends (tant les pétroliers ont les moyens de faire prêcher leur bonne parole), mais <strong>qu&rsquo;un journaliste n&rsquo;ait pas la présence d&rsquo;esprit élémentaire</strong> de leur poser la question, là ça me dépasse carrément.<br />
Et il y a une baleine dans la salle de bains.</p>
<p><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/Megaptere-Mn99_sau11.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-4951" title="Megaptere-Mn99_sau11" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/Megaptere-Mn99_sau11-525x395.jpg" alt="Mégaptere 1999" width="525" height="395" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/Megaptere-Mn99_sau11-525x395.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2012/11/Megaptere-Mn99_sau11.jpg 900w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Alexandre Gannier</span> et <span style="color: #ff0000;">cetaces.org</span>.</p>
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