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	<title>Archives des collisions - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<description>Site d&#039;information cétologique tenu par le Groupe de Recherche sur les Cétacés</description>
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	<title>Archives des collisions - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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		<title>ECS 2025 : Zoom sur 34 ans de cachalots photo-identifiés</title>
		<link>https://www.cetaces.org/ecs-2025-zoom-34-ans-cachalots-photo-identifies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 23:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Cachalot]]></category>
		<category><![CDATA[collisions]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[photo-identification]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des premières analyses sur l’ensemble de ces données, nous avons ensuite travaillé de manière plus précise sur un « sous-lot » constitué uniquement des identifications réalisées dans le bassin liguro-provençal.<br />
Ce catalogue réduit contenait 187 identifications, dont 52 entre 1991 et 2004, 60 entre 2005 et 2014, et enfin 75 sur la période 2015-2024. L’analyse des recaptures a révélé...</p>
<p>L’article <a href="https://www.cetaces.org/ecs-2025-zoom-34-ans-cachalots-photo-identifies/">ECS 2025 : Zoom sur 34 ans de cachalots photo-identifiés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.cetaces.org">Groupe de Recherche sur les Cétacés</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Retour éclair aux Açores pour le GREC à l’occasion du 36e congrès de l’<em>European Cetacean Society</em></h2>



<p>Les lecteurs qui nous suivent régulièrement savent que les <a href="https://www.cetaces.org/especes/cachalot/">cachalots</a> de Méditerranée sont un sujet qui nous intéresse depuis… plusieurs décennies ! Nous travaillons beaucoup sur leur comportement acoustique, et nous étudions également leur population et leurs habitudes individuelles par photo-identification.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/12/Cachalot_5dec-sonde_2018.jpg" alt="" class="wp-image-9692" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/12/Cachalot_5dec-sonde_2018.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/12/Cachalot_5dec-sonde_2018-560x376.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/12/Cachalot_5dec-sonde_2018-768x515.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/12/Cachalot_5dec-sonde_2018-800x537.jpg 800w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les cachalots se nourrissent fréquemment près de la côte en région azuréenne&#8230; Hors-saison, ça va, mais en été, ne serait-ce pas un petit peu risqué ?</figcaption></figure></div>


<p>Les cachalots ont en effet la particularité de montrer en l’air leur nageoire caudale lors de leur sonde (c’est-à-dire leur départ en plongée de prédation). Comme ces caudales portent très souvent des marques individuelles, cela permet, grâce à l’utilisation de téléobjectifs, d’identifier et de reconnaître chaque cachalot à distance, de façon non invasive. On peut ensuite en tirer des conclusions diverses (mouvements des individus, habitudes sociales, taille de la population par comptage des réidentifications et estimations mathématiques, etc).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="725" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/05/Ad_Jean-Cachalot.jpg?v=1715330989" alt="" class="wp-image-16553" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/05/Ad_Jean-Cachalot.jpg?v=1715330989 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/05/Ad_Jean-Cachalot-560x396.jpg?v=1715330989 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/05/Ad_Jean-Cachalot-565x400.jpg?v=1715330989 565w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/05/Ad_Jean-Cachalot-768x544.jpg?v=1715330989 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un bon téléobjectif permet de photographier l&rsquo;animal tout en ne s&rsquo;en approchant pas à moins de 100 mètres</figcaption></figure></div>


<p>Après un long travail de terrain et de bancarisation, et un hiver où Aurélie, Sylvie, Alexandre et Adrien n’auront pas ménagé leurs efforts pour construire une synthèse des données, nous avons profité du congrès annuel de l’ECS pour présenter plusieurs résultats intéressants !</p>



<p>Ce printemps l’<em>European Cetacean Society</em> se rassemblait aux Açores, un bel endroit qui nous rappelait beaucoup de souvenirs puisque nous y avions passé trois années entre 2013 et 2015, avec de nombreuses observations.<br>Pour l&rsquo;épisode 2025, pas d’observations –si ce n’est un rorqual bleu juste entre Lagoa et Vila Franca …aperçu fugacement du hublot deux minutes avant l’atterrissage ! –, mais trois jours très denses de présentations de posters et de conférences dans le grand théâtre de Ponta Delgada.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="733" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Teatro-Micaelense.jpg" alt="" class="wp-image-17280" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Teatro-Micaelense.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Teatro-Micaelense-560x401.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Teatro-Micaelense-559x400.jpg 559w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Teatro-Micaelense-768x550.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au printemps le soleil açoréen n&rsquo;est pas toujours une valeur sûre&#8230; mais il était bien là !</figcaption></figure></div>


<p>La première étape de notre travail était de synthétiser notre jeu de données : en l’occurrence, nous avons obtenu et comptabilisé 273 identifications de cachalots entre 1991 et 2024, dans l’ensemble de la Méditerranée. Des milliers de photographies ont été triées et classées, pour n’en garder que 996 qui ont ensuite été décrites analytiquement dans notre classothèque. Nous avons évalué la qualité moyenne des identifications et nous nous sommes assurés que cette qualité restait bien similaire entre trois périodes (1991-2004, 2005-2014 et 2015-2024), afin de permettre la comparaison des données au fur et à mesure du temps.<br>De manière générale, les animaux montraient une stabilité remarquable de leur aspect (en particulier au niveau de leur caudale) y compris au niveau des taches de dépigmentation, ce qui pointait la viabilité de cette technique de travail. Cette grande stabilité au cours d’intervalles longs (écart maximal de 15 ans entre première et dernière identification) tendrait d’ailleurs à indiquer que ces intervalles sont relativement faibles par rapport à l’âge des animaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="291" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Cachalot-Pluto-Pm105103B-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17275" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Cachalot-Pluto-Pm105103B-GREC.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Cachalot-Pluto-Pm105103B-GREC-560x159.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Cachalot-Pluto-Pm105103B-GREC-900x256.jpg 900w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Cachalot-Pluto-Pm105103B-GREC-768x218.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;animal <em>Pluto Pm105103B</em> et sa caudale, restée remarquablement identique entre 2005 (à gauche) et 2018 (à droite)</figcaption></figure></div>


<p>Après des premières analyses sur l’ensemble de ces données, nous avons ensuite travaillé de manière plus précise sur un « sous-lot » constitué uniquement des identifications réalisées dans le bassin liguro-provençal.<br>Ce catalogue réduit contenait 187 identifications, dont 52 entre 1991 et 2004, 60 entre 2005 et 2014, et enfin 75 sur la période 2015-2024. L’analyse des recaptures a révélé que 54 de ces identifications correspondaient à des réidentifications (des « recaptures », dans le jargon de la photo-identification) d’animaux que nous avions déjà photographiés précédemment dans la région liguro-provençale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="734" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Identifications-cachalots-ligure-provence-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17276" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Identifications-cachalots-ligure-provence-GREC.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Identifications-cachalots-ligure-provence-GREC-560x401.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Identifications-cachalots-ligure-provence-GREC-558x400.jpg 558w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Identifications-cachalots-ligure-provence-GREC-768x551.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les cachalots identifiés (ou en vert si recapturés) en zone liguro-provençale</figcaption></figure></div>


<p>Ces 54 recaptures concernaient 28 individus, qui d’après leurs caractéristiques lors des observations (taille, structure des groupes, …) étaient certainement des mâles adultes ou subadultes, une classe démographique qui se nourrit régulièrement dans la région du printemps à l’automne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Collisions : une zone à haut risque</h3>



<p>Le premier point que nous avons ensuite particulièrement abordé sur ce lot liguro-provençal concernait les marques résultant de collisions avec des navires. Ceux-ci, souvent fortement motorisés et rapides, sont particulièrement présents dans la région, que ce soit en zone côtière avec un important trafic de plaisance, ou plus au large avec des navires commerciaux. 11 individus présentaient ainsi des blessures infligées sans aucun doute par des navires.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="592" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Carte-collisions-cachalots-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17279" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Carte-collisions-cachalots-GREC.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Carte-collisions-cachalots-GREC-560x324.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Carte-collisions-cachalots-GREC-692x400.jpg 692w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Carte-collisions-cachalots-GREC-768x444.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les animaux identifiés (avec une croix-rouge pour les individus collisionnés) et les densités de circulation de navires (base de données EMODnet)</figcaption></figure></div>


<p>Motif d’espoir, la proportion d’individus victimes de collisions diminuait légèrement (est-ce significatif ?) au cours des trois périodes temporelles, passant de 10 % à 9 % à 6 %.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="444" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-collisions-cachalots-par-periodes-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17277" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-collisions-cachalots-par-periodes-GREC.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-collisions-cachalots-par-periodes-GREC-560x311.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-collisions-cachalots-par-periodes-GREC-721x400.jpg 721w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-collisions-cachalots-par-periodes-GREC-768x426.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>À quoi pourrait être due cette amélioration apparente ? On peut notamment penser à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>efforts de sensibilisation importants réalisés sur cette thématique auprès des skippers et du grand public dernièrement</li>



<li>développement et mise en place de technologies visant à réduire les collisions entre grands navires et cétacés, telles que par exemple les systèmes <em>REPCET</em> (lancé dans les années 2010 mais basé sur un partage de données visuelles et donc fortement dépendant du nombre de navires équipés) ou <em>WHALESAFE</em> (plus récent, basé sur la localisation en temps réel des animaux grâce à leurs signaux acoustiques)</li>



<li>arrêt en 2011 de l’exploitation des NGV (Navires à Grande Vitesse, particulièrement dangereux) entre la Corse et le Continent.</li>



<li>&#8230; ?</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="599" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Pm107123_caud-356b.jpg" alt="Caudale de Cachalot" class="wp-image-2609" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Pm107123_caud-356b.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Pm107123_caud-356b-225x168.jpg 225w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Pm107123_caud-356b-525x393.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2010/10/Pm107123_caud-356b-400x300.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lorsque les individus sont trop sévèrement touchés, comme celui-ci en 2007, leurs chances de survie à long terme sont faibles</figcaption></figure></div>


<p>On peut en tout cas espérer que la tendance se poursuive dans les années futures, et bien sûr que le moindre nombre d’animaux observés blessés ne soit pas signe d’une plus grande mortalité immédiate des impacts.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Quelle fidélité au site ?</h3>



<p>La façon qu’ont les animaux d’utiliser la zone liguro-provençale n’est pas absolument claire, en particulier pour ce qui est de leur fidélité au site à long-terme. En l’occurrence, les 28 animaux recapturés dans la zone y ont été identifiés entre 2 et 7 fois. Ces identifications ont pu avoir lieu au cours de la même année ou au cours d’années différentes (jusqu’à quatre années différentes).</p>



<p>Il a été intéressant de remarquer que la courbe de découverte des animaux (traçant le nombre d’individus uniques identifiés en fonction du nombre total d’identifications) demeurait pratiquement linéaire au fil des années et des identifications, alors que ces courbes ont tendance à tendre vers une asymptote horizontale lorsqu’on photo-identifie pendant longtemps une population fermée qu’on connait ainsi « de mieux en mieux ». Inversement, la photo-identification sur une population complètement ouverte sans fidélité au site, donc avec très peu de recaptures, produirait une courbe de découverte linéaire avec un coefficient directeur d’environ 1.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="583" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Discovery-curve-cachalots-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17281" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Discovery-curve-cachalots-GREC.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Discovery-curve-cachalots-GREC-560x408.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Discovery-curve-cachalots-GREC-549x400.jpg 549w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/Discovery-curve-cachalots-GREC-768x560.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Or, dans notre cas, nous avons donc une courbe pratiquement linéaire… mais avec un coefficient directeur à 0,74 (soit à peu près un rythme de 3 nouvelles captures photographiques pour chaque recapture). En d’autres termes, des individus sont rephotographiés en quantité non négligeable mais de nouveaux individus continuent à être découverts avec un taux quasi-constant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="461" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-recaptures-cachalots-par-periodes-GREC.jpg" alt="" class="wp-image-17278" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-recaptures-cachalots-par-periodes-GREC.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-recaptures-cachalots-par-periodes-GREC-560x323.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-recaptures-cachalots-par-periodes-GREC-694x400.jpg 694w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/graphe-recaptures-cachalots-par-periodes-GREC-768x443.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>En parallèle, malgré quelques animaux records, il est remarquable que les intervalles entre la première et la dernière identification des individus recapturés sont assez réduits (valeur médiane de 2 étés).<br>D’après ces éléments, et en supposant que la mortalité locale n&rsquo;est pas gigantesquement supérieure à la normale, il serait donc possible que les cachalots mâles fréquentant la zone de nourrissage estival liguro-provençale aient une fidélité au site assez modérée sur le long terme, et qu’ils changent fréquemment de cantine : quelques étés passés à un endroit, puis changement de zone pendant quelques années, avant de revenir à la zone initiale… ou de passer sur une encore autre région.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="705" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/05/Cachalot_08mai-5870.jpg?v=1589126955" alt="" class="wp-image-11308" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/05/Cachalot_08mai-5870.jpg?v=1589126955 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/05/Cachalot_08mai-5870-560x386.jpg?v=1589126955 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/05/Cachalot_08mai-5870-800x551.jpg?v=1589126955 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/05/Cachalot_08mai-5870-768x529.jpg?v=1589126955 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">S&rsquo;il devait choisir entre le rocher de Gibraltar et la rhyolite de l&rsquo;Estérel, que choisirait ce cachalot ? (..Pourquoi pas les deux ?! )</figcaption></figure></div>


<p>Et de fait, cette hypothèse d’un comportement de changement régulier de région préférentielle d’alimentation serait corroborée par plusieurs recaptures entre zones, constatées dans le catalogue du GREC ou d’autres collègues : des cachalots mâles qu’on pensait jadis assez casaniers ont ainsi été recapturés entre la mer Ligure, la mer Tyrrhénienne, le détroit de Gibraltar, le mer Ionienne… jusqu’aux côtes du Proche-Orient à l’extrême Est de la Méditerranée.<br>A priori, leurs pérégrinations restent toutefois cantonnées au bassin méditerranéen… Enfin, au moins jusqu’à preuve du contraire..!</p>



<p>Nul doute que des nouvelles données nous permettront d’affiner, ou peut-être de réfuter, nos hypothèses… peut-être déjà d’ici quelques semaines si nous avons de la réussite lors de notre prospection printanière !</p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean.jpg" alt="" class="wp-image-17253" style="width:600px" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean-560x560.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean-400x400.jpg 400w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean-100x100.jpg 100w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean-768x768.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean-600x600.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le travail &#8230;enfin mis en forme !</figcaption></figure></div>


<p>Et pour les plus curieux, vous pouvez retrouver ici la <strong>version intégrale du poster</strong> (fichier pdf grand format, en anglais) :<br><em><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/05/GREC-2025-Sperm-whales-long-term-photo-identification-NW-Mediterranean.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Insights from long-term photo-identification in the Northwestern Mediterranean: Not so faithful sperm whales in a hazardous area?</a></em></p>



<p class="has-text-align-right"><br>Adrien, Aurélie, Sylvie, Alexandre et cetaces.org</p>
<p>L’article <a href="https://www.cetaces.org/ecs-2025-zoom-34-ans-cachalots-photo-identifies/">ECS 2025 : Zoom sur 34 ans de cachalots photo-identifiés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.cetaces.org">Groupe de Recherche sur les Cétacés</a>.</p>
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		<title>Protection des cétacés et course à la voile</title>
		<link>https://www.cetaces.org/protection-des-cetaces-et-course-a-la-voile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 13:59:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Protection]]></category>
		<category><![CDATA[collisions]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En effet, les vitesses des voiliers de course atteignent parfois 35 nœuds : quand ils entrent en collision avec des baleines, ils provoquent des blessures graves et/ou mortelles sur les cétacés, ainsi que des dommages sur le bateau, mettant en danger les marins.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Quand les voiliers ne font pas bon ménage avec les cétacés</h2>



<p>Un article du T<a href="https://www.letelegramme.fr/sports/voile/voile-en-fait-on-assez-pour-eviter-les-collisions-avec-les-baleines-6493377.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élégramme de Brest en décembre 2023</a>, à propos de l&rsquo;Arkea Ultim Challenge, a attiré mon attention sur les conséquences des courses à la voile pour les cétacés. Les voiliers de course, qui sont de plus en plus rapides, plus rapides que les cargos de nos jours, et beaucoup plus silencieux, ont depuis toujours heurté des « OFNIS » (objet flottant non identifié). Ce mot est un euphémisme, le nombre d&rsquo;êtres vivants en mer étant largement supérieur à celui des objets.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="499" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923.jpg?v=1730212217" alt="" class="wp-image-16938" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923.jpg?v=1730212217 900w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923-560x310.jpg?v=1730212217 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923-721x400.jpg?v=1730212217 721w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/Bp2024_5923-768x426.jpg?v=1730212217 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Navires de commerce et grand yachts infligent fréquemment des blessures cruelles ou mortelles aux baleines, mais qu&rsquo;en est-il des courses au large ?</figcaption></figure></div>


<p>Plusieurs navigateurs et skippers s&rsquo;accordent à dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de course au large sans collision avec les cétacés. Pour autant il est très difficile de quantifier le phénomène. Certains en ont parlé dans la presse, même si un genre d&rsquo;omerta est de mise parce que les sponsors n&rsquo;ont pas envie qu&rsquo;il s&rsquo;ébruite que leurs bateaux blessent des cétacés.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Didac Costa avait parlé de sa collision lors du Vendée Globe 2020 mais son service de communication avait immédiatement rassuré en écrivant que la baleine ne semblait pas avoir souffert de l&rsquo;impact,</li>



<li>Morgane Ursault-Poupon parle de sentiment d&#8217;empathie et de culpabilité durable, après un arrêt brutal du bateau,</li>



<li>Kito de Pavant a également raconté des impacts lors de la Transat 2010 et surtout du Vendée Globe 2016, car cette collision avec un cachalot avait fait couler son bateau.</li>
</ul>



<p>En effet, les vitesses des voiliers de course atteignent parfois 35 nœuds : quand ils entrent en collision avec des baleines, ils provoquent des blessures graves et/ou mortelles sur les cétacés, ainsi que des dommages sur le bateau, mettant en danger les marins.</p>



<p>Le Marine Mammal Advisory Group a mis en place un « <a href="https://www.imoca.org/fr/news/news/le-hazard-button-a-bord-des-imoca-de-la-transat-jacques-vabre-permettra-d-approfondir-nos-connaissances-sur-les-mammiferes-marins-et-la-maniere-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hazard button</a> » pour indiquer une collision ou la présence d&rsquo;un animal ou d&rsquo;un objet. Cela permet d&rsquo;informer le PC course,&nbsp; le reste de la flotte et d&rsquo;alimenter les bases de données afin de mettre en place les zones d&rsquo;exclusion. Ce système a équipé les bateaux de la Route du Rhum 2022 et de la transat Jacques Vabre 2023.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="544" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/IMOCA-site.jpg" alt="" class="wp-image-16943" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/IMOCA-site.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/IMOCA-site-560x381.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/IMOCA-site-588x400.jpg 588w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/IMOCA-site-768x522.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un voilier de la classe IMOCA lancé à pleine vitesse</figcaption></figure></div>


<p>De plus, la classe <a href="https://www.bateaux.com/dossier/imoca" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IMOCA</a> développe le système EXOS 2024. Celui-ci combine la vision artificielle, la fusion multi-capteurs et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;autopilote d&rsquo;un bateau pour repérer les obstacles à la surface de l&rsquo;eau et, à la fin, y répondre par l&rsquo;évitement automatique de collision. Certains bateaux du Vendée Globe devraient en être équipés.</p>



<p>Les organisateurs de courses au large prennent de plus en plus de mesures pour la protection des cétacés : par exemple, des zones d&rsquo;exclusion sont mises en place pour que les concurrents évitent les zones à forte densité de cétacés. La transat CIC 2024 et la course NewYork Vendée les Sables d&rsquo;Olonne avaient mis leurs lignes d&rsquo;arrivée pour l&rsquo;une et de départ pour l&rsquo;autre à 100 milles des côtes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="760" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200.png" alt="" class="wp-image-16936" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200.png 1200w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200-560x355.png 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200-632x400.png 632w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2024/10/vendee-globe-carte-1200-768x486.png 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></a></figure></div>


<p>Les premières courses à définir une zone d&rsquo;exclusion ont été The Ocean Race 2023 et<a href="https://www.arkeaultimchallengebrest.com/fr/page/protection-de-la-biodiversite"> The Arkea Ultim challenge 2024</a>. Parmi ces zones : les Açores, les Canaries, le Cap Vert, le cap de Bonne Espérance, l’île de Kerguelen et le cap Horn, au large desquels des cétacés peuvent former de grands groupes qui s’étendent sur plusieurs kilomètres.</p>



<p>L&rsquo;organisation du Vendée Globe, dont le départ est prévu le 10 novembre 2024, a aussi mis en place <a href="https://blog.initiatives.fr/proteger-baleines-vendee-globe-29523" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des zones d&rsquo;exclusion</a>, en s&rsquo;appuyant sur le consortium Share the Ocean, prenant en compte la protection des cétacés et celle du requin baleine. Le Vendée Globe met ainsi en avant une image d&rsquo;engagement environnemental. Les fans de course au large sont également souvent des … passionnés de la mer (et donc des cétacés).</p>



<p>La prise de conscience récente et <a href="https://www.vendeeglobe.org/ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les engagements des organisateurs de course au large contribuent à la médiatisation de la protection</a> des cétacés. Espérons que ces engagements qui impliquent les navigateurs et donc les sponsors, seront tenus, et donneront des idées à d&rsquo;autres usagers de l&rsquo;espace marin &#8230;</p>



<p class="has-text-align-right">Sylvie et cetaces.org</p>
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