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	<title>Archives des Atlantique - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<description>Site d&#039;information cétologique tenu par le Groupe de Recherche sur les Cétacés</description>
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	<title>Archives des Atlantique - Groupe de Recherche sur les Cétacés</title>
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	<item>
		<title>Marsouins communs du golfe de Gascogne</title>
		<link>https://www.cetaces.org/marsouins-communs-du-golfe-de-gascogne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 07:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Protection]]></category>
		<category><![CDATA[capture]]></category>
		<category><![CDATA[Marsouin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En reprenant, l'estimation de 215 marsouins morts en hiver, le taux de mortalité hivernal peut être estimé à 2,5% de la population présente dans le golfe de Gascogne chaque hiver, ce qui est bien au delà du seuil de 1% admis comme tolérable. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Leur situation est-elle préoccupante ou critique ?</h2>



<p>Dans le golfe de Gascogne et au delà, la mortalité par capture dans les engins de pêche est la cause qui menace la pérennité des populations de cétacés. Le Dauphin commun est l&rsquo;espèce qui, de loin, occupe le plus les esprits en raison des quantités industrielles de dauphins qui trouvent la mort chaque année dans la région, pas seulement en hiver.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="565" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC.jpg?v=1759042373" alt="" class="wp-image-17548" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC.jpg?v=1759042373 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC-560x309.jpg?v=1759042373 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC-725x400.jpg?v=1759042373 725w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouin-Yeu-GREC-768x424.jpg?v=1759042373 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Si le Marsouin commun fait moins parler de lui, c&rsquo;est en grande partie que les échouages d&rsquo;individus morts sont moins nombreux&#8230; en raison de la plus grande rareté de l&rsquo;espèce dans le golfe de Gascogne. Les prospections aériennes estivales montrent en effet que les marsouins sont moins présents dans le golfe qu&rsquo;en Manche, et bien sûr qu&rsquo;en mer du Nord où ils sont prédominants en terme de densité de population.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSCANS4.jpg"><img decoding="async" width="561" height="654" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSCANS4.jpg" alt="" class="wp-image-17550" style="object-fit:cover" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSCANS4.jpg 561w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSCANS4-480x560.jpg 480w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSCANS4-343x400.jpg 343w" sizes="(max-width: 561px) 100vw, 561px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Une carte de la distribution des observations de marsouins durant la prospection aérienne estivale SCANS4</figcaption></figure></div>


<p>On sait que pour jauger la menace que fait peser une mortalité anthropique sur une population de cétacés, sachant que ces animaux sont protégés en France et en Europe, on se réfère au pourcentage annuel de mortalité par rapport à la population. Ce qui suppose que l&rsquo;on soit capable (1) de compter les morts et (2) d&rsquo;avoir une bonne évaluation numérique de la population. Les deux aspects sont très problématiques ; par exemple, les populations de cétacés sont très mobiles, ce qui fait que les effectifs hivernaux et estivaux sont souvent très différents.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSAMM2.jpg"><img decoding="async" width="670" height="791" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSAMM2.jpg" alt="" class="wp-image-17551" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSAMM2.jpg 670w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSAMM2-474x560.jpg 474w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_carteSAMM2-339x400.jpg 339w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Une carte de la distribution des observations de marsouins durant la prospection aérienne hivernale SAMM2</figcaption></figure></div>


<p>Si les autorités gestionnaires disposaient d&rsquo;un pourcentage raisonnablement précis (ce qui n&rsquo;est le cas ni pour le Dauphin commun, ni pour le Marsouin commun), elles seraient alors confrontées à un problème très ardu, celui de fixer le seuil limite tolérable pour ne pas mettre la population en danger. Depuis l&rsquo;article de Wade (1998), les progrès dans ce domaine n&rsquo;ont pas été fulgurants, aussi c&rsquo;est le plus souvent <strong>le seuil de 1%</strong>, obtenu par l&rsquo;auteur lors de simulations numériques, qui est encore retenu pour fixer la la mortalité maximale tolérable. Même si des études poussées aboutissent à des seuils limites plus faibles.</p>



<p>Le cas du marsouin mérite notre attention&#8230; de quelles données dispose-t-on pour jauger si sa mortalité est tolérable ou non ?</p>



<p>&#8211; on n&rsquo;a pas de mortalité, mais juste un nombre d&rsquo;échouages, annuel ou pour la saison &lsquo;hivernale&rsquo; : sur les années 2022 à 2025, en moyenne 28 marsouins morts se sont échoués pour la période du 1er décembre au 30 avril (rapports annuels du Réseau National Échouages),</p>



<p>&#8211; selon une analyse récente (Peltier et al. 2025), 13% des marsouins morts par capture s&rsquo;échouent sur le littoral du golfe de Gascogne ; ce qui suggère une mortalité hivernale de 215 individus dans la région.</p>



<p>Voilà pour une estimation approximative de la mortalité hivernale des marsouins, le numérateur de notre pourcentage. Qu&rsquo;en est-il maintenant du dénominateur, c&rsquo;est-à-dire la population supposée présente en hiver&#8230;? Pour en obtenir une estimation, nous avons recours à deux documents : un rapport sur l&rsquo;abondance estivale lors de la prospection aérienne SCANS4 (Gilles et al. 2024), et un rapport sur l&rsquo;abondance hivernale apparente issue de SAMM2 (Laran et al. 2022).</p>



<p>&#8211; la densité estivale sur le plateau du golfe de Gascogne vaudrait 0,02 individu par km<sup>2</sup>, avec une précision faible mais corrigée du &lsquo;biais de disponibilité&rsquo; (chiffre correspondant à la proportion de marsouins visible en surface lors du passage de l&rsquo;avion) qui a été déterminé par une méthode spécifique,</p>



<p>&#8211; la densité hivernale issue de SAMM2, qui une fois corrigée par le biais obtenu lors du survey SCANS4 vaudrait 0,09 individu par km<sup>2</sup>, donc plus de 4 fois plus élevée qu&rsquo;en été.</p>



<p>Grâce à cette gymnastique, nous pouvons estimer une abondance d&rsquo;environ 8400 marsouins en hiver sur le plateau du golfe de Gascogne (à comparer à environ 129 000 dauphins). En reprenant l&rsquo;estimation de 215 marsouins morts en hiver, le taux de mortalité hivernal peut être estimé à 2,5% de la population présente dans le golfe de Gascogne chaque hiver, ce qui est bien au delà du seuil de 1%. L&rsquo;hypothèse sous-jacente étant que toute la mortalité est d&rsquo;origine anthropique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="658" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_air-GREC.png?v=1759042866" alt="" class="wp-image-17554" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_air-GREC.png?v=1759042866 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_air-GREC-560x360.png?v=1759042866 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_air-GREC-622x400.png?v=1759042866 622w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Marsouins_air-GREC-768x494.png?v=1759042866 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une image rare d&rsquo;un grand groupe de marsouins prise lors de notre croisière en nord-Gascogne cet été</figcaption></figure>



<p>Évidemment, les marsouins présents dans le golfe de Gascogne ne sont qu&rsquo;une petite partie de la population de l&rsquo;Atlantique nord-est (environ 400 000 individus), mais les captures ailleurs en Europe sont également élevées. Notre seul référentiel est ici le golfe de Gascogne, on pourrait dans un autre exercice prendre également en compte la façade française dans son intégralité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="540" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b.jpg?v=1759042668" alt="" class="wp-image-17553" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b.jpg?v=1759042668 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b-560x295.jpg?v=1759042668 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b-759x400.jpg?v=1759042668 759w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2025/09/Pp125093_Ad2018b-768x405.jpg?v=1759042668 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La majorité des captures de marsouins est due aux filets côtiers</figcaption></figure>



<p>La réponse à la question posée en titre de cet article est donc, selon nos éléments : le niveau de mortalité des marsouins dans le golfe de Gascogne n&rsquo;est pas tolérable. La réponse à ce problème en Europe et aux États-Unis est l&rsquo;utilisation obligatoire de balises acoustiques sur les filets.</p>



<p class="has-text-align-right">Alexandre et cetaces.org</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Observations de dauphins communs « mélaniques »</title>
		<link>https://www.cetaces.org/observations-de-dauphins-communs-melaniques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 06:14:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[prospection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groupe de Recherche sur les Cétacés a rencontré et photographié 42 groupes de Delphinus delphis en Méditerranée, et 143 en Atlantique, dans trois zones : les Açores, la côte ibérique, le golfe de Gascogne. Grâce aux clichés pris pendant ces observations, nous avons pu dénombrer 13 occurrences de dauphins ne présentant pas la pigmentation habituelle en sablier.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi cette différence de répartition entre quatre régions d’Europe ?</h2>



<p>Le Groupe de Recherche sur les Cétacés a recensé en mer, <strong>entre 1992 et 2022, plusieurs centaines de groupes de dauphins communs</strong>, à bord de voiliers de taille modeste, particulièrement une unité de 12 mètres. Parmi ces observations, 185 ont été qualifiées d&rsquo;assez « qualitatives » (durée suffisamment longue, météo suffisamment bonne, distance suffisamment proche) pour être analysées : cela représente 42 groupes en Méditerranée, et 143 en Atlantique, dans trois zones : les Açores, la côte ibérique, le golfe de Gascogne. Grâce aux clichés pris pendant ces observations, nous avons pu dénombrer 13 occurrences d’animaux ne présentant pas la pigmentation habituelle en sablier.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="866" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409.jpg?v=1682404267" alt="" class="wp-image-15684" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409.jpg?v=1682404267 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409-560x379.jpg?v=1682404267 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409-591x400.jpg?v=1682404267 591w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7409-768x520.jpg?v=1682404267 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a><figcaption>Dauphins communs &lsquo;normaux&rsquo; en région ibérique</figcaption></figure>



<p>Certains individus, en effet, ont <strong>une pigmentation plus sombre, peu ou pas de jaune sur les flancs</strong>. Ils sont pourtant parfaitement intégrés dans les groupes de <em>Delphinus delphis</em>, bien qu’on n’en remarque guère plus qu’un par groupe, exceptionnellement deux, dont une fois une paire adulte-jeune (ce qui tendrait à prouver que ces individus peuvent se reproduire, même si cette particularité reste assez rare).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="671" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022.jpg?v=1682404577" alt="" class="wp-image-15689" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022.jpg?v=1682404577 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022-560x367.jpg?v=1682404577 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022-610x400.jpg?v=1682404577 610w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2015-3022-768x503.jpg?v=1682404577 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Un <em>Delphinus &lsquo;bastardis&rsquo;</em>, appellation non contrôlée mais utilisée à bord</figcaption></figure>



<p>Pour être sûrs de ne pas commettre d’erreur dans cette étude, nous n’avons comptabilisé que les observations réalisées pendant plus de trois minutes, à une distance minimale inférieure à 50 mètres, avec des bonnes conditions météorologiques (lumière du jour, état de la mer correspondant à un vent de 0 à 3 Beaufort).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="888" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434.jpg?v=1682404346" alt="" class="wp-image-15686" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434.jpg?v=1682404346 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434-560x389.jpg?v=1682404346 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434-577x400.jpg?v=1682404346 577w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Dd_2020-7434-768x533.jpg?v=1682404346 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a><figcaption>Ce genre d&rsquo;étude nécessite d&rsquo;excellentes conditions d&rsquo;observation</figcaption></figure>



<p>Les résultats de l&rsquo;analyse montrent que <strong>les dauphins mélaniques ne sont pas observés en Méditerranée</strong> (0 mélanique sur 42 observations de dauphins communs) ; en revanche, <strong>en Atlantique, 7% des groupes</strong> de <em>Delphinus delphis</em> comportaient un tel individu aux Açores (6/83), 8,5% sur la façade ibérique (1/12), et 12,5% dans le Golfe de Gascogne (6/48) ; soit une moyenne assez stable pour l’Atlantique. Cette différence entre les deux grandes régions peut indiquer l’existence de populations présentant des différences génétiques de part et d’autre du détroit de Gibraltar.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/carte_bastardis.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="280" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/carte_bastardis.jpg?v=1682404785" alt="" class="wp-image-15692" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/carte_bastardis.jpg?v=1682404785 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/carte_bastardis-560x196.jpg?v=1682404785 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/carte_bastardis-768x269.jpg?v=1682404785 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption>En 33 ans, les prospections du GREC ont permis d&rsquo;observer des Dauphins communs de la Crète aux Açores !!</figcaption></figure></div>



<p>Curieusement, un éminent naturaliste de l&rsquo;ancien temps, <strong>Paul Fischer avait déjà décrit en 1881 plusieurs variantes de dauphins communs dans le Golfe de Gascogne</strong>&nbsp;: avait-il observé ces dauphins «&nbsp;mélaniques&nbsp;», même s’il ne les a pas nommés ainsi&nbsp;?</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fisher_Delphinus-delphis-fusus.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="623" height="391" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fisher_Delphinus-delphis-fusus.jpg" alt="" class="wp-image-15696" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fisher_Delphinus-delphis-fusus.jpg 623w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fisher_Delphinus-delphis-fusus-560x351.jpg 560w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></a><figcaption>Dessins de dauphins communs parus dans Fischer (1881)</figcaption></figure></div>



<p>Ces observations démontrent également, aujourd’hui, <strong>l’importance des prospections naturalistes</strong>&nbsp;et l’efficacité dans le long terme de la cétologie pratiquée en petit bateau. Une spécificité du Groupe de Recherche sur les Cétacés à l&rsquo;heure où les technologies de spécialistes ont envahi la scène scientifique dans le petit univers de la cétologie contemporaine.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fischer_delphinus-delphis-moschatus.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="623" height="415" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fischer_delphinus-delphis-moschatus.jpg" alt="" class="wp-image-15699" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fischer_delphinus-delphis-moschatus.jpg 623w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fischer_delphinus-delphis-moschatus-560x373.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/04/Fischer_delphinus-delphis-moschatus-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></a><figcaption>Variantes dépigmentées reproduites d&rsquo;après des spécimens de la région d&rsquo;Arcachon (Fischer 1981)</figcaption></figure></div>



<p><em>Le Groupe de Recherche sur les Cétacés a réalisé cette étude sur fonds propres. <strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/groupe-de-recherche-sur-les-cetaces-grec/formulaires/1/widget">Vous pouvez contribuer aux études du GREC</a></strong> en soutenant financièrement l&rsquo;association.</em> <em>Le GREC est une structure entièrement bénévole.</em></p>



<p class="has-text-align-right">Odile, Adrien et cetaces.org</p>



<p><strong>Pour lire le poster : <a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2023/08/GannierGannier_MelanisticDelphinus_2023-scaled.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquer ici</a>.</strong><br><strong><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cet article est un résumé de la communication présentée à la 34ème conférence de l&rsquo;European Cetacean Society (Galice, 17-20 avril).</span></strong></p>
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		<title>Dauphins : combien de temps tiennent-ils sous l&#8217;eau ?</title>
		<link>https://www.cetaces.org/dauphins-combien-de-temps-sous-l-eau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 17:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[dauphins]]></category>
		<category><![CDATA[plongée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La forte concentration des muscles en myoglobine est une des multiples adaptations physiologiques des mammifères marins : elle leur permet de longues plongées en apnée en stockant beaucoup d'oxygène. Chez les cétacés, la capacité de plongée est très variable, entre quelques minutes et plus de deux heures.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une preuve par la couleur des muscles … ?</h2>



<p>La forte concentration des muscles en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Myoglobine">myoglobine</a> est une des multiples adaptations physiologiques des mammifères marins : elle leur permet de longues plongées en apnée en stockant beaucoup d&rsquo;oxygène. Chez les cétacés, la capacité de plongée est très variable, entre quelques minutes et plus de deux heures. Cette aptitude à l&rsquo;apnée est reflétée par la teneur en myoglobine des muscles de chaque espèce ; donc, on peut en avoir une idée indirecte en analysant ces taux de myoglobine.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="263" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Dauphins_3-tetes.jpg" alt="" class="wp-image-12861" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Dauphins_3-tetes.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Dauphins_3-tetes-560x184.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Dauphins_3-tetes-768x252.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Trois espèces que connait bien le GREC &#8230; les reconnaissez-vous ?</figcaption></figure></div>



<p>Seulement, pour un même animal la teneur en myoglobine varie selon le muscle où l&rsquo;on fait le prélèvement, donc si l&rsquo;on veut comparer plusieurs espèces il faut effectuer des analyses sur plusieurs muscles identiques pour tous les spécimens.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1048" height="798" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Arregui2021_titre.jpg" alt="" class="wp-image-12860" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Arregui2021_titre.jpg 1048w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Arregui2021_titre-560x426.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Arregui2021_titre-525x400.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Arregui2021_titre-768x585.jpg 768w" sizes="(max-width: 1048px) 100vw, 1048px" /><figcaption>.</figcaption></figure></div>



<p>C&rsquo;est le travail qu&rsquo;ont réalisé les chercheurs autour de <strong>Marina Arregui</strong> pour trois espèces de dauphins et qui est publié dans la revue <strong>Animals </strong>(vol.11, 451, 2021). Plusieurs individus des espèces <em>Stenella coeruleoalba</em>, <em>Stenella frontalis</em> et <em>Delphinus delphis</em> (des dauphins qui s&rsquo;étaient échoués morts) ont vu leurs muscles échantillonnés et la myoglobine quantifiée.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="424" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2013/07/Dauphin-tachete_9331b.jpg" alt="" class="wp-image-5633" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2013/07/Dauphin-tachete_9331b.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2013/07/Dauphin-tachete_9331b-525x278.jpg 525w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Le Dauphin tacheté atlantique est-il le champion de la myoglobine ? Ou pas ?</figcaption></figure></div>



<p>Les résultats sont clairs, le <a href="https://www.cetaces.org/fiches/dauphin-bleu-et-blanc/">Dauphin bleu et blanc</a> (<em>S. coeruleoalba</em>) est l&rsquo;espèce qui a les muscles les plus concentrés en myoglobine (jusqu&rsquo;à 6% de la masse de certains muscles), suivi par le <a href="https://www.cetaces.org/fiches/dauphin-commun/">Dauphin commun</a> (<em>D. delphis</em>) et le <a href="https://www.cetaces.org/fiches/dauphin-tachete-atlantique/">Dauphin tacheté atlantique</a> (<em>S. frontalis</em>). Ce qui laisse supposer que le Dauphin bleu et blanc est l&rsquo;espèce qui plonge le plus longtemps, et potentiellement le plus profond.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="570" height="400" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Mbmuscles-570x400.png" alt="" class="wp-image-12880" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Mbmuscles-570x400.png 570w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Mbmuscles-560x393.png 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Mbmuscles-768x539.png 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2021/02/Mbmuscles.png 787w" sizes="(max-width: 570px) 100vw, 570px" /><figcaption>Graphe montrant la teneur en myoglobine pour plusieurs muscles et les trois espèces (Arregui et al. 2021)</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;autre résultat nouveau de cette étude est la mise en évidence d&rsquo;une concentration en myoglobine nettement plus forte dans les muscles locomoteurs, comparé aux autres muscles (pectoraux, &#8230;). La myoglobine se trouve donc bien concentrée dans les muscles les plus consommateurs d&rsquo;oxygène, ceux qui servent à nager.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="669" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/09/Dauphin-bleu-et-blanc_2011_mere.jpg" alt="Dauphin bleu et blanc: mère" class="wp-image-4153" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/09/Dauphin-bleu-et-blanc_2011_mere.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2011/09/Dauphin-bleu-et-blanc_2011_mere-525x342.jpg 525w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Bon &#8230; ben, y a plus qu&rsquo;à chronométrer 30 apnées pour chaque espèce &#8230; Facile, Bill !</figcaption></figure>



<p>D&rsquo;autres chercheurs, un jour, confirmeront peut-être ces résultats de laboratoire par des chronométrages d&rsquo;apnée effectués in situ sur des dauphins en mer.</p>



<p><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color"><strong>Copyright </strong></span>: <em>Cétologie </em>@ www.cetaces.org</p>



<p><strong>Référence </strong>: Arregui M.; Singleton E.M.; Saavedra P.; Pabst D.A.; Moore M.J.; Sierra E.; Rivero M.A.; Câmara N.; Niemeyer M.; Fahlman A.; et al. 2021. Myoglobin concentration and oxygen stores in different functional muscle groups from three small cetacean species. <strong><a href="https://www.mdpi.com/2076-2615/11/2/451">Animals, 11, 451. https://doi.org/10.3390/ani11020451</a></strong></p>
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		<title>Massification de l&#8217;Eolien en Mer : attention, danger</title>
		<link>https://www.cetaces.org/massification-de-leolien-en-mer-attention-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 05:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[éolien offshore]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groupe de Recherche sur les Cétacés alerte sur les conséquences écosystémiques La planification du gouvernement pour le développement des centrales éoliennes en mer ne laisse aucun doute sur la trajectoire très ambitieuse voulue pour cette énergie dite verte, ou en l&#8217;occurrence bleue. La ruée vers l&#8217;or bleu, c&#8217;est de cela qu&#8217;il s&#8217;agit, n&#8217;est peut-être [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le Groupe de Recherche sur les Cétacés alerte sur les conséquences écosystémiques</h2>



<p>La <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/eolien-en-mer-0#e2">planification du gouvernement</a> pour le développement des centrales éoliennes en mer ne laisse aucun doute sur la trajectoire très ambitieuse voulue pour cette énergie dite verte, ou en l&rsquo;occurrence bleue. La ruée vers l&rsquo;or bleu, c&rsquo;est de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit, n&rsquo;est peut-être pas une si bonne affaire que cela pour les émissions de CO2 (qu&rsquo;il faut diminuer rapidement), mais elle est lourde de conséquences pour les écosystèmes marins concernés sur toutes les façades ou presque.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/05/marsouinforet.jpg" alt="" class="wp-image-8333" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/05/marsouinforet.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/05/marsouinforet-768x428.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2017/05/marsouinforet-525x293.jpg 525w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La majorité des centrales éoliennes en mer en Atlantique-Manche seront situées dans l&rsquo;habitat des marsouins, espèce protégée au statut précaire</figcaption></figure>



<p>Il ne s&rsquo;agit pas ici d&rsquo;être anti-éolien en mer, comme d&rsquo;autres sont anti-nucléaires, par idéologie : le débat énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique sont trop sérieux pour être laissés aux idéologues de tous poils. Il s&rsquo;agit de militer pour un mix énergétique robuste, vertueux en termes de CO2, et peu destructeur d&rsquo;espaces et d&rsquo;espèces naturelles.</p>



<p><strong>Le problème de cette massification de l’Éolien en Mer est qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas énergétiquement robuste, qu&rsquo;elle aboutira à des productions de CO2 peu évoquées pour l&rsquo;instant, et qu&rsquo;elle détruira des milliers de kilomètres carrés d&rsquo;espaces marins.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="743" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Carte-localisation-projets.jpg" alt="" class="wp-image-12034" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Carte-localisation-projets.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Carte-localisation-projets-560x406.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Carte-localisation-projets-800x580.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Carte-localisation-projets-768x557.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>&lsquo;La France est en retard&rsquo; et veut &lsquo;devenir un champion international&rsquo; : cette litanie n&rsquo;est pas nouvelle, et souvent associée à des dégâts écologiques (<em>carte extraite de la page gouvernementale en ligne</em>)</figcaption></figure>



<p>Actuellement peu élevée, la puissance électrique installée en mer va atteindre rapidement 2000 MW, puis doubler d&rsquo;ici 2023, et encore doubler d&rsquo;ici 2028. Ensuite, le gouvernement souhaite que les centrales électriques marines accroissent leur puissance de 1000 MW par an (une très grosse centrale actuelle). Or cette production électrique est intermittente et non pilotable (pas de vent pas d&rsquo;électricité, trop de vent pas d&rsquo;électricité), elle atteint péniblement un rendement de 25% en France (on nous promet plus dans l&rsquo;avenir, bien sûr). Elle n&rsquo;est pas robuste car elle peut s&rsquo;interrompre à tout moment de l&rsquo;année, et sur le pays entier (cas d&rsquo;un bel anticyclone sur la France).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="500" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/carte-des-vents-moyens.jpg" alt="" class="wp-image-12030" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/carte-des-vents-moyens.jpg 500w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/carte-des-vents-moyens-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption>Statistique des vents moyens : des régions favorables, d&rsquo;autres non</figcaption></figure></div>



<p>Comment faire pour avoir de l&rsquo;électricité quand ces éoliennes ne tournent pas : (1) on demande aux voisins, (2) on en produit autrement. On oublie le photo-voltaïque comme production de masse en France (mais dans le Sahara, oui). L&rsquo;hypothèse (1) n&rsquo;est pas viable car les voisins ne produisent pas assez pour remplacer les dizaines de milliers de MW éoliens qui seront installés en France, mais seront devenus inutiles pour plusieurs jours. Pour la solution (2), on allume les <a href="https://press.siemens.com/fr/fr/communiquedepresse/siemens-va-construire-une-centrale-cycle-combine-landivisiau">centrales à gaz qu&rsquo;on aura installées EN PLUS des éoliennes pour pallier les &lsquo;intermittences&rsquo;</a>, ou bien on compte sur les centrales nucléaires qu&rsquo;on aura construites pour la même raison. Les centrales à gaz produisent du CO2, les centrales nucléaires &#8230; personne n&rsquo;adore en avoir une à deux kilomètres de chez soi.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/centrale-a-gaz_GuD_2007.jpg" alt="" class="wp-image-12037" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/centrale-a-gaz_GuD_2007.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/centrale-a-gaz_GuD_2007-560x373.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/centrale-a-gaz_GuD_2007-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Construction d&rsquo;une centrale à gaz, en Allemagne, pour quand il n&rsquo;y a pas de vent (source Internet)</figcaption></figure>



<p>C&rsquo;est ici que l&rsquo;on doit aborder le problème du NIMBY (<em>not in my back yard</em> = pas dans mon jardin), le méga-problème du NIMBY de l&rsquo;éolien en mer : car les habitants du littoral ne veulent pas non plus voir ces hélices géantes (rien à voir avec les moulins à vent de Don Quichotte); alors elles seront installées loin en mer, là où normalement les animaux marins sont tranquilles (enfin, on en pêche des dizaines de milliers de tonnes quand même).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="434" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Répartition-taxe-éoliennes.jpg" alt="" class="wp-image-12044" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Répartition-taxe-éoliennes.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Répartition-taxe-éoliennes-560x237.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Répartition-taxe-éoliennes-800x339.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Répartition-taxe-éoliennes-768x326.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sous les pavés &#8230; les euros : une <strong>taxe spéciale de 16 301</strong> euros par MW <em>installé </em>et par an. Les communes et le monde de la pêche seront bien arrosés &#8230; au fait, qui va alimenter ce fleuve d&rsquo;euros ? Une petite idée ? (<em>graphe extrait de la page gouvernementale en ligne</em>)</figcaption></figure>



<p>Et oui, on veut bien brancher son four, son lave-vaisselle, son écran plat, sa voiture, etc., mais on NE VEUT PAS voir l&rsquo;usine électrique. Donc les moches centrales électriques seront chez les oiseaux (il s&rsquo;en tuera des milliers chaque année), les mammifères marins, les autres animaux, les navigateurs et les pêcheurs (ces derniers seront méga-récompensés par une super taxe sur la puissance installée, condition <em>sine qua non</em> à leur acquiescement).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Offshore-Wind-Power.jpg" alt="" class="wp-image-12032" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Offshore-Wind-Power.jpg 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Offshore-Wind-Power-560x372.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Offshore-Wind-Power-800x532.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/12/Offshore-Wind-Power-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>D&rsquo;une hauteur dépassant 200 m, les champs d&rsquo;éoliennes sont visibles à plus de 20 km des côtes et ne produisent de l&rsquo;électricité que pour une fourchette de vitesses de vent</figcaption></figure>



<p>Les effets sur les écosystèmes marins ne sont pas prévisibles à une telle échelle, donc, du côté de la modification des communautés d&rsquo;organismes marins &#8230; on verra plus tard. En d&rsquo;autres termes, le principe de précaution, qui a été inscrit dans notre constitution, et bien le gouvernement s&rsquo;en bat l’œil. C&rsquo;est une vieille manie de ce pays d&rsquo;écrire des lois pour ne pas les respecter. Qu&rsquo;importe &#8230; les milliards vont couler à flot, l&rsquo;espace marin va changer de visage &#8230; le reste, on verra aussi plus tard.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="577" height="508" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/08/Attention_2-dauphins.jpg" alt="" class="wp-image-7703" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/08/Attention_2-dauphins.jpg 577w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2016/08/Attention_2-dauphins-525x462.jpg 525w" sizes="(max-width: 577px) 100vw, 577px" /><figcaption>Les centrales éoliennes installées dans des sites profonds (plus de 50 mètres) empièteront sur l&rsquo;habitat des Dauphins communs : quel impact ?</figcaption></figure></div>



<p>Aux esprits chagrins qui clament « C&rsquo;est l&rsquo;éolien en mer ou la catastrophe » comme d&rsquo;autres clamaient avant eux « Le nucléaire ou la bougie », nous répondons : <strong>d&rsquo;abord on économise 500 MW par an pendant 20 ans</strong>, ensuite on réfléchit à un mix énergétique robuste, sans exclure le nucléaire et en équilibrant les énergies renouvelables en fonction des potentiels locaux (éolien ici, solaire là, biomasse ici, &#8230;). Et surtout, <strong>on met ça en place gentiment en prenant le temps de bien étudier les impacts sur les écosystèmes.</strong></p>



<p>Ce qui signifie aussi ne pas remplir les poches des actionnaires et des lobbies les plus voraces au détriment des espaces naturels en mer.</p>



<p><strong><em>Car sous le sceau de l&rsquo;urgence climatique &#8230; il y a la ruée vers l&rsquo;or bleu !</em></strong></p>



<p>Alexandre et cetaces.org</p>
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		<item>
		<title>Romarin 2020 : rendez-vous avec les ziphiidés</title>
		<link>https://www.cetaces.org/romarin-2020-rendez-vous-avec-les-ziphiides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 09:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[prospection]]></category>
		<category><![CDATA[ziphiidé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=11523</guid>

					<description><![CDATA[<p>En bonne compagnie avec Ziphius et Mesoplodon Les fonds sous-marins au large du nord de l&#8217;Espagne se caractérisent par une succession de canyons sous-marins très profonds, connus pour héberger des populations de &#8216;baleines à becs&#8217; ou Ziphiidés. C&#8217;est donc logiquement que les Rom&#8217;marins dirigent leur étrave vers un de ces canyons, profitant d&#8217;une rare belle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">En bonne compagnie avec <em>Ziphius </em>et <em>Mesoplodon</em></h2>



<p>Les fonds sous-marins au large du nord de l&rsquo;Espagne se caractérisent par une succession de canyons sous-marins très profonds, connus pour héberger des populations de &lsquo;baleines à becs&rsquo; ou Ziphiidés. C&rsquo;est donc logiquement que les Rom&rsquo;marins dirigent leur étrave vers un de ces canyons, profitant d&rsquo;une rare belle période.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Team-2020_9360.jpg?v=1597656597" alt="" class="wp-image-11526" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Team-2020_9360.jpg?v=1597656597 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Team-2020_9360-560x372.jpg?v=1597656597 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Team-2020_9360-800x531.jpg?v=1597656597 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Team-2020_9360-768x510.jpg?v=1597656597 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Beau temps et mer calme : des conditions rares pour les rom&rsquo;marins</figcaption></figure>



<p>Après une nuit passée à louvoyer doucement vers un point d&rsquo;entrée de prospection situé en zone profonde d&rsquo;un canyon, <em>Anacaona </em>est en attente du réveil de l&rsquo;équipe &#8230; quand deux Ziphius viennent souffler à 3 mètres du voilier, confirmant que c&rsquo;est bien ici la zone intéressante. Les animaux ne semblent pas désireux de se montrer davantage, une fois le réveil sonné.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="535" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens-Od_9471.jpg?v=1597656910" alt="" class="wp-image-11530" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens-Od_9471.jpg?v=1597656910 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens-Od_9471-560x293.jpg?v=1597656910 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens-Od_9471-800x418.jpg?v=1597656910 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens-Od_9471-768x401.jpg?v=1597656910 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Aucun doute sur l&rsquo;espèce, du moins en Atlantique nord : <em>Mesoplodon bidens</em></figcaption></figure>



<p>Après 30 minutes de station, nous débutons un parcours, équipe bien en place; le temps est couvert mais la mer est calme &#8230; on ne peut pas tout avoir à la fois ! Nous avons à peine parcouru une paire de milles que retentit le cri &lsquo;sortis&rsquo; &#8230; un groupe de trois ziphiidés a émergé à 600 m.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Obs_9585.jpg?v=1597656816" alt="" class="wp-image-11529" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Obs_9585.jpg?v=1597656816 1024w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Obs_9585-560x374.jpg?v=1597656816 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Obs_9585-800x534.jpg?v=1597656816 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Obs_9585-768x512.jpg?v=1597656816 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>En observation sur les mésoplodons : deux photographes et un opérateur PADOC</figcaption></figure>



<p>Dès que nous avons observé un peu mieux, nous identifions le Mésoplodon de Sowerby (<em>Mesoplodon bidens</em>) &#8230; la chance est avec nous. Le groupe comprend un juvénile et a un comportement très mobile: heureusement que la mer est calme, sinon on les perdrait facilement. Nous pouvons consigner le comportement des mésoplodons grâce à la tablette PADOC manipulée par Julien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="376" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens_Ad-8350-800x376.jpg?v=1597657128" alt="" class="wp-image-11532" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens_Ad-8350-800x376.jpg?v=1597657128 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens_Ad-8350-560x263.jpg?v=1597657128 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens_Ad-8350-768x361.jpg?v=1597657128 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Bidens_Ad-8350.jpg?v=1597657128 1024w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>La tête du mésoplodon de Sowerby, caractéristique même si on ne voit pas les dents (visibles chez le mâle adulte seulement)</figcaption></figure>



<p>Une heure quinze plus tard, il s&rsquo;avère que les adultes sont partis en sonde profonde, de prédation, laissant le juvénile en sub-surface. Celui-ci s&rsquo;approche de notre voilier, immobile, toujours un peu par surprise. Malgré l&rsquo;intérêt de l&rsquo;observation, nous décidons peu après de poursuivre notre route.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="834" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Ziphius-2020_2793.jpg?v=1597657242" alt="" class="wp-image-11534" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Ziphius-2020_2793.jpg?v=1597657242 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Ziphius-2020_2793-560x365.jpg?v=1597657242 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Ziphius-2020_2793-800x521.jpg?v=1597657242 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Ziphius-2020_2793-768x500.jpg?v=1597657242 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>La chance est avec nous : un jeune ziphius s&rsquo;approche d&rsquo; <em>Anacaona</em></figcaption></figure>



<p>A peine un quart d&rsquo;heure plus tard, nouvelle détection: il s&rsquo;agit cette fois d&rsquo;une paire de Ziphius, une mère et un juvénile. Une nouvelle manip d&rsquo;étude de comportement se déroule, jusqu&rsquo;à ce que la mère s&rsquo;éclipse, probablement pour une sieste. Puis, en milieu de journée, le vent se lève, sonnant la fin de notre session &lsquo;ziphiidés&rsquo;, de courte durée mais chanceuse.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="896" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Faucon_2814.jpg?v=1597656700" alt="" class="wp-image-11527" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Faucon_2814.jpg?v=1597656700 1280w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Faucon_2814-560x392.jpg?v=1597656700 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Faucon_2814-800x560.jpg?v=1597656700 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2020/08/Faucon_2814-768x538.jpg?v=1597656700 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption>Le jeune faucon, épuisé, pris en stop jusqu&rsquo;à la côte &#8230; il s&rsquo;envolera vaillant vers un petit bois près du mouillage</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;après-midi est agrémentée par l&rsquo;hébergement temporaire d&rsquo;un jeune faucon à peine emplumé, que nous prenons en stop jusqu&rsquo;à la côte. Hélas, notre joie est fortement assombrie en fin d&rsquo;après-midi par l&rsquo;observation d&rsquo;une mère dauphin moribonde, accompagnée de son rejeton (très en forme, lui). Malgré la présence d&rsquo;un véto à bord, nous sommes totalement incapables d&rsquo;apporter le moindre secours à cette <em>Delphinus</em>.</p>



<p><em>In memoriam</em></p>



<p>Alexandre et cetaces.org</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Protection des dauphins : l&#8217;heure des choix</title>
		<link>https://www.cetaces.org/protection-des-dauphins-heure-des-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2019 12:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=9977</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mortalité massive de dauphins et effet Théodule « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche » aurait dit le général de Gaulle (à moins qu’il n’ait jamais dit cela). Aujourd’hui, il semble que l’on cherche plutôt à remettre à plus tard ce que l’on pourrait faire aujourd’hui Notre ministre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Mortalité massive de dauphins et effet Théodule</h2>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherch</em>e »</span> aurait dit le général de Gaulle (à moins qu’il n’ait jamais dit cela).</p>
<h3>Aujourd’hui, il semble que l’on cherche plutôt à remettre à plus tard ce que l’on pourrait faire aujourd’hui</h3>
<p>Notre ministre de la<strong> procrastination écologique</strong> s’est rendu à La Rochelle et s’est exprimé avec grande détermination devant les micros.</p>
<p>(Vidéo de @France 3 Poitou-Charentes <a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/rochelle-francois-rugy-annonce-plan-lutte-sauvegarde-dauphins-1643164.html">https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/rochelle-francois-rugy-annonce-plan-lutte-sauvegarde-dauphins-1643164.html, </a>« François de Rugy en visite en Charente-Maritime &#8211; 21 mars 2019 ; par FD avec afp, publié le 22/03/2019 à 16:48, mis à jour le 22/03/2019 à 19:07 »).</p>
<p>A propos des prises de dauphins « records » dans les filets des pêcheurs du Golfe de Gascogne, le journaliste lui dit : « <em>Vous demandez plus de recherche et en même temps on sait déjà que 90% de cette mortalité est causé par certains types de pêche</em> ».</p>
<p>Il répond : « <em><strong>Nous voulons avoir une meilleure connaissance des causes</strong> de cette mortalité des dauphins, moi je ne peux pas me résigner, je crois que les Français ne peuvent pas rester fatalistes face à ces échouages de dauphins morts, qui en effet, pour la plupart, lorsque nous les récupérons, on constate que c’est lié à des engins de pêche. Donc i<strong>l faut identifier</strong> quels sont les engins de pêche qui sont en cause, quelles sont les flottilles de pêche… Aujourd’hui nous avons dans le Golfe de Gascogne des pêcheurs français qui, eux, sont engagés dans un programme – c’est tout récent, depuis la fin de l’année dernière – un programme de <strong>surveillance</strong>, il y a des observateurs sur les bateaux de pêche, il y a également des appareils d’effarouchement des dauphins mais dont on ne sait pas s’ils produisent leurs effets, vu la mortalité que l’on constate, <strong>et puis ensuite nous verrons</strong> <strong>s’il faut prendre des mesures</strong> plus restrictives sur la pêche</em>. »</p>
<p><figure id="attachment_9982" aria-describedby="caption-attachment-9982" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphin_commun_JJ-Boubert.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9982" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphin_commun_JJ-Boubert-800x451.jpg" alt="" width="800" height="451" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphin_commun_JJ-Boubert.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphin_commun_JJ-Boubert-560x316.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphin_commun_JJ-Boubert-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9982" class="wp-caption-text">Dauphin commun mort, avec des signes évidents de capture (17 janvier 2019)</figcaption></figure></p>
<p>Le journaliste propose des mesures restrictives, comme « l’interdiction de certains modes de pêche ou l’interdiction de certaines zones de pêche à certaines périodes de l’année ».</p>
<p>M. de Rugy atermoie. « <em>Nous <strong>regarderons</strong>, à partir des expériences qui existent ailleurs, il y a ce qu’on appelle parfois des sanctuaires marins, ça ne veut pas dire que ce sont des endroits où il n’y a aucune activité humaine, mais il peut y avoir des mesures restrictives ; par le passé on a interdit les filets maillants dérivants, ça a été une bataille au niveau européen parce qu&rsquo;il y avait justement une mortalité de dauphins. Donc il faut protéger les mammifères marins, vu cette mortalité, ça finit par mettre en danger, au-delà de l&rsquo;aspect éthique, d&rsquo;un point de vue écologique, la biodiversité marine. C&rsquo;est mon devoir de la protéger et <strong>en même temps, évidemment</strong>, de regarder comment on peut combiner en mer les activités de pêche</em>. »</p>
<h3><strong>Plan d’action : des mesures floues, pas de réelle protection</strong></h3>
<p>On a eu peur un instant que l’activité économique soit un tout petit peu contingentée, mais non.</p>
<p>Quant aux mesures légales un peu floues affirmées par le ministre, « <em>par le passé on a interdit les filets maillants dérivants, ça a été une bataille au niveau européen</em> », il faut mettre un peu les choses au point. A l’en croire, ce serait presque à mettre au crédit du ministère de la transition écologique, qui aurait vaillamment remporté cette victoire de protection contre les diktats de l’Europe. Le « on » est le résultat d’une bataille juridique menée par le GREC avec  FNE (rejoints par SOS Grand Bleu) <strong><em>contre</em> </strong>l’Etat français, pour l’enjoindre de respecter les directives européennes : en effet l’Etat français voulait continuer à utiliser ces engins de pêche en Méditerranée en toute illégalité, avec une dérogation auto-proclamée. La bataille a amené le législateur français à s’aligner sur les interdictions européennes et interdire la thonaille ou « courantille volante ».</p>
<p>(<a href="https://lexis360.lexisnexis.fr/droit-document/article/environnement/10-2005/068_PS_ENV_ENV0510CM00068.htm#.XJisEaRCe01">https://lexis360.lexisnexis.fr/droit-document/article/environnement/10-2005/068_PS_ENV_ENV0510CM00068.htm#.XJisEaRCe01</a> <span style="color: #000000;">« </span>CE, 10 août 2005, n° 265034, n° 265035, Assoc. France nature environnement – Groupe de recherche sur les cétacés (GREC) : Juris-Data n° 2005-068803 (mentionné aux tables du Recueil Lebon) ». )</p>
<p>On oublierait presque dans quel sens et par qui la protection a été menée, à force de réécrire l’histoire.</p>
<p><figure id="attachment_9933" aria-describedby="caption-attachment-9933" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9933" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-800x518.jpg" alt="" width="800" height="518" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-560x363.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-768x497.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9933" class="wp-caption-text">Dauphin commun vivant et bien en forme &#8230; pourvu que ça dure !</figcaption></figure></p>
<p>Quant au fameux « programme de surveillance » qui daterait de très peu de temps, il va sûrement faire ses preuves – mais on sait cela depuis longtemps, et l’idée de mettre des observateurs à bord ne date pas d’hier, sauf qu’elle n’est pas inscrite dans la loi et a été appliquée de façon homéopathique par l’Etat français.</p>
<p>Ce qui est inscrit dans la loi, c’est autre chose : « <strong><em>L&rsquo;interdiction de capture intentionnelle ne s&rsquo;applique pas à la capture accidentelle dans les engins de pêche au sens du règlement (CE) n° 812/2004 susvisé</em></strong> » (l&rsquo;arrêté du 1er juillet 2011 fixant la liste des mammifères marins protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection NOR: DEVL1110724A, version consolidée au 25 août 2016).</p>
<p>On donne ainsi un blanc-seing aux pêcheurs en sortant explicitement la capture des cétacés du champ d&rsquo;application de la loi de protection.</p>
<h3><strong>Programme de « surveillance », « programme de recherche » ne sont pas programmes d’action</strong></h3>
<p>Ce que l’on peut en retenir, c’est que tout le monde sait quelles sont les causes des morts en masse – la mortalité reste un terme abstrait, comme si c’était un phénomène à étudier – : même le ministre le reconnaît, il le dit lui-même. Difficile de nier : il y a des preuves filmées, des marques sur les cadavres, toutes les preuves possibles. Certes, on aurait pu refuser l’évidence. Non, courageusement, il la reconnaît. On peut aussi interdire ce type de pêche, la solution paraît aussi simple que radicale pour arriver au résultat souhaité. Mais on entend aussi qu’il ne veut prendre aucune mesure qui interromprait de quelque façon que ce soit la pêche au bar, essentiellement, qui se déroule entre décembre et avril. Gageons que si cette pêche saisonnière s’arrête dans quelques semaines, il s’en trouvera pour fanfaronner que la pêche a cessé pour sauvegarder les dauphins…</p>
<p><figure id="attachment_9934" aria-describedby="caption-attachment-9934" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9934" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-800x524.jpg" alt="" width="800" height="524" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-560x367.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-768x503.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9934" class="wp-caption-text">Dauphin commun: femelle et son nourrisson. Longévité de 25 ans, si tout se passe bien &#8230;</figcaption></figure></p>
<p>Que faire jusque là pour sembler être efficace, malgré tout ? Prôner une démarche très moderne et très responsable : se défausser du problème sur les chercheurs de La Rochelle. Depuis que les dauphins morts s’accumulent, on peut raisonnablement supposer que Pelagis est déjà au courant, et que le laboratoire a déjà livré ses conclusions. Cela ne suffit pas : il faut en reprendre pour quelques mois (le temps que la pêche s’arrête toute seule), et l’an prochain, peut-être recenser de façon sûre toutes les références des « pingers » utilisés, et toutes sortes de données factuelles de cet ordre (encore faut-il être en mer pour les collecter), et tout retrouver, analyser, mesurer, photographier, autopsier, puis rédiger des rapports…</p>
<p>Bref, faire tout ce qu’on n’aurait pas fait jusqu’à présent… Et ensuite réfléchir aux éventuelles mesures à prendre. Du travail de chercheurs puis de politiques pour un bon bout de temps.</p>
<p>Pendant ce temps, l’hécatombe continue. On parle au futur de ce qu’il faudrait faire si, si…</p>
<h3><strong>Procrastination et effet Théodule</strong></h3>
<p>La solution actuellement choisie n’est pas une solution de protection. 100 000€, pour confirmer le type d’engin de pêche notoirement utilisé ou lister les bateaux déjà immatriculés, c’est plutôt généreux. Cet argent pourrait peut-être permettre de trouver d’autres accompagnements pour les pêcheurs, ou chercher ce que l’on ignore vraiment.</p>
<p>« Pas de mesures immédiates mais une continuation des expertises d’ici la fin de l’année » lit-on encore dans les colonnes de France 3. « En attendant la fin de cette période d’étude et une éventuelle prise de décision, le laboratoire Pelagis de la Rochelle a vu sa dotation augmenter de 100 000€. » « <em>Je souhaite qu&rsquo;on poursuive le travail de connaissance scientifique de ce phénomène </em>», a affirmé le ministre devant les chercheurs, appelant à une « <em>analyse complète et approfondie de la situation </em>».</p>
<p><figure id="attachment_9944" aria-describedby="caption-attachment-9944" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9944" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd-800x534.jpg" alt="" width="800" height="534" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd-800x534.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd-560x374.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd-768x512.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dauphin-commun_SeaSheperd.jpg 1000w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9944" class="wp-caption-text">Dauphin commun tué dans un chalut pélagique censé attraper du Bar, un parmi des milliers</figcaption></figure></p>
<p>On en revient décidément au <span style="color: #000000;">grand sens politique de De Gaulle :<em> « Si vous voulez enterrer un problème, créez une commission</em>. »</span></p>
<p>C’est ce qui est fait ici : créez un programme de recherche Théodule, vous gagnerez quelques saisons de pêche. On ne peut pas s’y résigner ? mais si, mais si. Encore quelques compromissions et on y arrivera très bien. Quant à protéger les dauphins, c’est-à-dire éviter qu’ils ne meurent en pure perte dans les filets, c’est évidemment une autre affaire. Après les rodomontades, les affaires continuent.</p>
<p>La Science vient-elle toujours au secours de la protection – ou dans certains cas est-elle brandie à la place de la protection ?</p>
<p>Odile et cetaces.org</p>
<p>L’article <a href="https://www.cetaces.org/protection-des-dauphins-heure-des-choix/">Protection des dauphins : l&rsquo;heure des choix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.cetaces.org">Groupe de Recherche sur les Cétacés</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Dauphins de l&#8217;Atlantique, l&#8217;hémorragie continue</title>
		<link>https://www.cetaces.org/dauphins-atlantique-hemorragie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2019 07:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Autre actualité]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=9911</guid>

					<description><![CDATA[<p>Golfe de Gascogne : silence, on pêche La mortalité gravissime des dauphins communs du Golfe de Gascogne continue à son rythme, si elle ne s&#8217;amplifie pas, ainsi que nous l&#8217;avions annoncé (sans mérite) dès le 10 janvier 2019. Il existe en France une loi, plus exactement un arrêté, qui définit comment l&#8217;Etat français entend protéger [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Golfe de Gascogne : silence, on pêche</h2>
<p>La mortalité gravissime des dauphins communs du Golfe de Gascogne continue à son rythme, si elle ne s&rsquo;amplifie pas, ainsi que nous <a href="https://www.cetaces.org/201901/demain-vendredi-jour-du-poisson/">l&rsquo;avions annoncé (sans mérite) <strong>dès le 10 janvier 2019</strong></a>.<br />
Il existe en France une loi, plus exactement un arrêté, qui définit comment l&rsquo;Etat français entend protéger les mammifères marins, donc les dauphins de toutes espèces. Il est bon d&rsquo;en rappeler le texte.</p>
<p><figure id="attachment_9913" aria-describedby="caption-attachment-9913" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9913" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev-800x578.jpg" alt="" width="800" height="578" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev-800x578.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev-560x404.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev-768x555.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/AIS_Gascogne_18-fev.jpg 997w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9913" class="wp-caption-text">Activité de pêche, ce 18 février 2019</figcaption></figure></p>
<h3>Rappel de la loi, plus exactement de l&rsquo;article 2 de cet arrêté</h3>
<p><span style="color: #ff0000;">« Pour les espèces de cétacés et de siréniens dont la liste est fixée ci-après, sont interdits sur le territoire national, et dans les eaux marines sous souveraineté et sous juridiction, et en tout temps :</span></p>
<ol>
<li><span style="color: #ff0000;">&#8211; La destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement intentionnels incluant les prélèvements biologiques, la perturbation intentionnelle incluant la poursuite ou le harcèlement des animaux dans le milieu naturel.</span></li>
<li><span style="color: #ff0000;">&#8211; La destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Ces interdictions s’appliquent aux éléments physiques ou biologiques réputés nécessaires à la reproduction ou au repos de l’espèce considérée, aussi longtemps qu’ils sont effectivement utilisés ou utilisables au cours des cycles successifs de reproduction ou de repos de cette espèce et pour autant que la destruction, l’altération ou la dégradation compromette la conservation de l’espèce en remettant en cause le bon accomplissement des cycles biologiques.</span></li>
</ol>
<p><span style="color: #ff0000;">III. &#8211; La détention, le transport, la naturalisation, le colportage, la mise en vente, la vente ou l’achat, l’utilisation commerciale ou non des spécimens de mammifères marins prélevés dans le milieu naturel [&#8230;]</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>L’interdiction de capture intentionnelle ne s’applique pas à la capture accidentelle dans les engins de pêche</strong> au sens du règlement (CE) n° 812/2004 susvisé. »</span></p>
<p><figure id="attachment_9918" aria-describedby="caption-attachment-9918" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115084_12_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9918" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115084_12_grec-800x535.jpg" alt="" width="800" height="535" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115084_12_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115084_12_grec-560x375.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115084_12_grec-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9918" class="wp-caption-text">Atlantique Est, juillet 2015: ce Dauphin commun porte les traces visibles d&rsquo;une capture dans un engin de pêche</figcaption></figure></p>
<h3>La pêche, hors du champ de la loi</h3>
<p>On constate que les captures dues à la pratique de la pêche n&rsquo;entrent pas dans le champ d&rsquo;application actuelle de la protection française, ce qui explique pourquoi un problème grave vieux de plus d&rsquo;une décennie n&rsquo;a pas trouvé de solution. Et de manière remarquable, la dernière phrase, qui sort explicitement la pêche du champ d&rsquo;application de l&rsquo;arrêté de protection, ne figurait pas dans une version de 2004 de ce texte légal.</p>
<p><figure id="attachment_9920" aria-describedby="caption-attachment-9920" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113063_9909_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9920" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113063_9909_grec-800x516.jpg" alt="" width="800" height="516" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113063_9909_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113063_9909_grec-560x361.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113063_9909_grec-768x495.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9920" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>La nonchalance gouvernementale qui a présidé à la mort de dizaines de milliers de dauphins dans les eaux sous juridiction française n&rsquo;est pas due au hasard, mais repose bien sur la vision hexagonale de la protection des cétacés. <strong>Première faute de l&rsquo;Etat</strong>.</p>
<p><figure id="attachment_9921" aria-describedby="caption-attachment-9921" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113065_1731_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9921" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113065_1731_grec-800x590.jpg" alt="" width="800" height="590" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113065_1731_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113065_1731_grec-560x413.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113065_1731_grec-768x566.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9921" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<h3>La France et le Règlement européen</h3>
<p>Puisque la pêche entre dans le domaine de compétences de l&rsquo;Union Européenne, regardons comment la France a mis en oeuvre le Règlement CE 812/2004 qui précise les mesures de prévention et de contrôle des captures accidentelles de cétacés.</p>
<p><figure id="attachment_9923" aria-describedby="caption-attachment-9923" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1927_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9923" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1927_grec-800x546.jpg" alt="" width="800" height="546" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1927_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1927_grec-560x382.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1927_grec-768x524.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9923" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Selon les comptes-rendus de l&rsquo;ICES et un rapport de Whale and Dolphin Conservation de 2017, ce règlement a été modérément appliqué par la France (et mal appliqué par l&rsquo;Espagne). Ce dernier rapport pointe le manque d&rsquo;effort d&rsquo;observation à bord des bateaux de pêche français après 2010.</p>
<p><figure id="attachment_9924" aria-describedby="caption-attachment-9924" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1943_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9924" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1943_grec-800x507.jpg" alt="" width="800" height="507" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1943_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1943_grec-560x355.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1943_grec-768x487.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9924" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Nous avons ici <strong>la deuxième faute de l&rsquo;Etat français</strong>, qui est celle de n&rsquo;avoir pas suivi les préconisations du Règlement CE 812/2004 en matière de contrôle de la mortalité. Cette faute a des conséquences graves, puisqu&rsquo;au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui on en est encore à estimer la mortalité due à la pêche par l&rsquo;intermédiaire des échouages, alors que le problème devrait être connu <strong>grâce à un échantillonnage important et significatif</strong> des opérations de pêche, depuis 2005.</p>
<p><figure id="attachment_9925" aria-describedby="caption-attachment-9925" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1946_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9925" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1946_grec-800x537.jpg" alt="" width="800" height="537" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1946_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1946_grec-560x376.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113086_1946_grec-768x516.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9925" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<h3>Groupe de travail : le retour</h3>
<p>En 2018, le gouvernement a &lsquo;réveillé&rsquo; un groupe de travail, suite à l&rsquo;écho important des échouages en masse des hivers 2017 et 2018. Ce groupe s&rsquo;est bien évidemment réuni pour décider de <strong>traiter le problème en étudiant des solutions</strong> techniques (comme la mise en place de dispositifs d&rsquo;effarouchement acoustique) et en améliorant le protocole de signalement des captures. Un renforcement de l&rsquo;effort d&rsquo;observation des pêches est également prévu.</p>
<p><figure id="attachment_9926" aria-describedby="caption-attachment-9926" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113130_0387_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9926" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113130_0387_grec-800x529.jpg" alt="" width="800" height="529" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113130_0387_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113130_0387_grec-560x370.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113130_0387_grec-768x508.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9926" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Alors que les solutions d&rsquo;effarouchement <strong>acoustique connaissent des succès très variables</strong> selon les pêcheries qui les emploient, c&rsquo;est seulement maintenant que le gouvernement se décide à étudier à nouveau leur applicabilité au problème de la pêche au bar par chalut pélagique. C&rsquo;est la <strong>troisième faute de l&rsquo;Etat français</strong> : avoir interrompu des recherches sur le sujet alors que des résultats préliminaires avaient été acquis.</p>
<p><figure id="attachment_9927" aria-describedby="caption-attachment-9927" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113133_2318_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9927" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113133_2318_grec-800x546.jpg" alt="" width="800" height="546" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113133_2318_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113133_2318_grec-560x382.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113133_2318_grec-768x524.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9927" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<h3>La corporation de la pêche, l&rsquo;Etat, la protection des dauphins</h3>
<p>Face à ces carences gouvernementales, la corporation des pêcheurs est certes responsable, mais, comme toutes les corporations du monde, elle ne fait que maximiser ses profits en fonction des règles et contraintes existantes. Nul ne songerait à accuser cette corporation de ne pas être du côté de la protection de la faune sauvage&#8230;</p>
<p><figure id="attachment_9929" aria-describedby="caption-attachment-9929" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0423_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9929" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0423_grec-800x569.jpg" alt="" width="800" height="569" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0423_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0423_grec-560x398.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0423_grec-768x546.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9929" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Pris un par un, les patrons de pêche peuvent être soucieux de la protection de la mer, ou pas, soucieux de la pérennité de leur ressource, ou simplement décidés à maximiser leur gain dans le moment présent.</p>
<p><figure id="attachment_9930" aria-describedby="caption-attachment-9930" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0428_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9930" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0428_grec-800x525.jpg" alt="" width="800" height="525" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0428_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0428_grec-560x368.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113161_0428_grec-768x504.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9930" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Face à ce problème, l&rsquo;Etat français nous montre quelle est sa vision de la protection de la faune sauvage: une politique d&rsquo;affichage et de communication, indifférente au fond à la préservation des animaux. Une vision qui a récemment été habillée d&rsquo;un <span style="color: #ff0000;"><strong>nouveau vocable technocratique : la &lsquo;gestion adaptative&rsquo; des espèces</strong></span>.</p>
<p><figure id="attachment_9931" aria-describedby="caption-attachment-9931" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113170_0510_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9931" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113170_0510_grec-800x529.jpg" alt="" width="800" height="529" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113170_0510_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113170_0510_grec-560x370.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd113170_0510_grec-768x508.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9931" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Traduisez « on essaie de trouver le pourcentage d&rsquo;individus que l&rsquo;on a le droit de détruire sans attenter immédiatement à la pérennité de la population ». On est de plus en plus loin de la notion de protection: <strong>de quel droit supérieur jouit-on pour décider de la mort d&rsquo;animaux protégés ?</strong></p>
<p><figure id="attachment_9932" aria-describedby="caption-attachment-9932" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114061_5350_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9932" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114061_5350_grec-800x545.jpg" alt="" width="800" height="545" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114061_5350_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114061_5350_grec-560x382.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114061_5350_grec-768x523.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9932" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<h3>La solution des protecteurs de la Nature</h3>
<p>Face à cette politique de faux-nez, <strong>que peuvent préconiser des cétologues protecteurs</strong> de la Nature? Une solution progressive, rapide et contraignante du problème qui passe (1) par un comptage exhaustif par des observateurs indépendants des captures causées par cette pêcherie et (2) par <strong><span style="color: #ff0000;">une convergence vers zéro</span></strong> du nombre de ces captures sur une période de 5 années.</p>
<p><figure id="attachment_9933" aria-describedby="caption-attachment-9933" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9933" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-800x518.jpg" alt="" width="800" height="518" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-560x363.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd114104_1471_grec-768x497.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9933" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Comment obtenir cette convergence vers le &lsquo;zéro capture&rsquo; ? En divisant par 2 pour chaque campagne le nombre de captures tolérées lors de la campagne précédente. Lorsque le seuil est atteint, la pêcherie s&rsquo;arrête. C&rsquo;est la méthode employée par les Etats-Unis pour mettre fin au carnage des sennes tournantes dans le Pacifique, dans les années 90.</p>
<p><figure id="attachment_9934" aria-describedby="caption-attachment-9934" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9934" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-800x524.jpg" alt="" width="800" height="524" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-560x367.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_2586_grec-768x503.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9934" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Idéaliste ou extrémiste, cette solution ? <strong>L&rsquo;Etat français protège les dauphins ? &#8230; Ou pas ?</strong></p>
<p><figure id="attachment_9935" aria-describedby="caption-attachment-9935" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_7593_grec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9935" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_7593_grec-800x475.jpg" alt="" width="800" height="475" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_7593_grec.jpg 800w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_7593_grec-560x333.jpg 560w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2019/02/Dd115044_7593_grec-768x456.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9935" class="wp-caption-text">.</figcaption></figure></p>
<p>Le Groupe de Recherche sur les Cétacés : <a href="https://www.helloasso.com/associations/groupe-de-recherche-sur-les-cetaces-grec/formulaires/1/widget"><strong>la science au service de la protection &#8230; SOUTENEZ-NOUS !</strong></a></p>
<p>Alexandre, Odile, et cetaces.org</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>Toutes les photos de cet article sont issues des campagnes du Groupe de Recherche en Atlantique (2013-2015).</em></span></p>
<p>L’article <a href="https://www.cetaces.org/dauphins-atlantique-hemorragie/">Dauphins de l&rsquo;Atlantique, l&rsquo;hémorragie continue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.cetaces.org">Groupe de Recherche sur les Cétacés</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cha au pays des Micmacs</title>
		<link>https://www.cetaces.org/cha-au-pays-des-micmacs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alex G.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2018 06:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité GREC]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[baleines]]></category>
		<category><![CDATA[observation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cetaces.org/?p=9307</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mais qu&#8217;y a-t-il de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique ? Au Canada, précisément au Québec, se trouve depuis plus d&#8217;un an une membre du GREC. Charlotte a en effet posé son sac à dos à Gaspé en Gaspésie, à l&#8217;origine pays des tribus Micmacs. Mais que fait-elle chez nos cousins, calice? &#8216;Cha&#8217; est observatrice des pêches, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Mais qu&rsquo;y a-t-il de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ?</strong></h2>
<p>Au <strong>Canada</strong>, précisément au Québec, se trouve depuis plus d&rsquo;un an une membre du GREC. Charlotte a en effet posé son sac à dos à Gaspé en Gaspésie, à l&rsquo;origine pays des tribus Micmacs.</p>
<p><figure id="attachment_9309" aria-describedby="caption-attachment-9309" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9309" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-525x274.jpg" alt="" width="525" height="274" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-525x274.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs-768x400.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Les_Micmacs.jpg 800w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9309" class="wp-caption-text">La Gaspésie, Province du Québec, est aussi le pays des Micmacs</figcaption></figure></p>
<p>Mais que fait-elle chez nos cousins, calice? &lsquo;Cha&rsquo; est observatrice des pêches, avec compétence en mammifères marins.</p>
<p><figure id="attachment_9310" aria-describedby="caption-attachment-9310" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9310" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-525x350.jpg" alt="" width="525" height="350" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-525x350.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0-768x512.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Cha-0.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9310" class="wp-caption-text">En balade, en 2017</figcaption></figure></p>
<p>Charlotte a en effet pris la poudre d&rsquo;escampette pour découvrir ce charmant pays, sa culture et sa richesse en grands espaces boisés, ses kilomètres de sentiers, sa nature à n&rsquo;en plus finir &#8230; et bien sûr ses mammifères marins.</p>
<p><figure id="attachment_9311" aria-describedby="caption-attachment-9311" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9311" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-525x394.jpg" alt="" width="525" height="394" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-525x394.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3-768x576.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/En-peche-3.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9311" class="wp-caption-text">&lsquo;A la job&rsquo;, sur un bateau de pêche</figcaption></figure></p>
<p>L&rsquo;occasion était trop belle pour elle de découvrir cétologiquement parlant ce qui se trouve de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. En avant donc pour cet autre bout du monde, à la pointe Est du Québec, là où en 1534 Jacques Cartier, parti de Saint-Malo, débarqua pour le nouveau monde, à Gaspé.</p>
<p><figure id="attachment_9312" aria-describedby="caption-attachment-9312" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9312" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-525x374.jpg" alt="" width="525" height="374" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-525x374.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b-768x547.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Forillon-1b.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9312" class="wp-caption-text">Parc National du Forillon</figcaption></figure></p>
<p>Gaspé, 74 568 habitants, l&rsquo;une des villes les plus emblématiques de la Gaspésie, peut paraître de prime abord tout à fait semblable aux autres villes bien sympathiques du Québec. Mais rapidement, elle se démarque par son environnement naturel exceptionnel, grâce notamment à sa proximité avec le Parc National de Forillon et à la présence de nombreux mammifères marins dans la baie de Gaspé !</p>
<p><figure id="attachment_9314" aria-describedby="caption-attachment-9314" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9314" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-525x386.jpg" alt="" width="525" height="386" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-525x386.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b-768x565.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Saint-Laurent-5b.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9314" class="wp-caption-text">Lever de soleil sur le Saint-Laurent</figcaption></figure></p>
<p>Entre mer et montagne, on a la chance d&rsquo;observer depuis la côte comme en mer : baleines à bosse, rorquals communs, petits rorquals, rorquals bleus, phoques communs et gris, marsouins et dauphins. Un véritable petit paradis sur terre pour ces grands mammifères qui viennent dès le printemps se nourrir dans le Golfe du Saint-Laurent, ou pour certains (petits rorquals, phoques, marsouins et dauphins) qui y résident à l&rsquo;année.</p>
<p><figure id="attachment_9315" aria-describedby="caption-attachment-9315" style="width: 525px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9315" src="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-525x390.jpg" alt="" width="525" height="390" srcset="https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-525x390.jpg 525w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2-768x571.jpg 768w, https://www.cetaces.org/wp-content/uploads/2018/06/Minke-2.jpg 1024w" sizes="(max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9315" class="wp-caption-text">Petit rorqual vu depuis le rivage</figcaption></figure></p>
<p>La Gaspésie, Finistère du Québec et Gaspé la ville du bout du monde (on peut apercevoir Saint-Malo de la pointe &#8230; avec beaucoup d&rsquo;imagination), un endroit idéal pour observer les mammifères marins mais aussi aller à la rencontre de nos cousins Québécois qui n&rsquo;ont pas la langue dans leur poche et s&rsquo;y connaissent dans l&rsquo;art de recevoir !</p>
<p>Avis aux amateurs &#8230;</p>
<p>Charlotte Lemerre et cetaces.org</p>
<p>L’article <a href="https://www.cetaces.org/cha-au-pays-des-micmacs/">Cha au pays des Micmacs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.cetaces.org">Groupe de Recherche sur les Cétacés</a>.</p>
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