L’océan polynésien est profond de 3000 à 4500 mètres. Loin d’être uniforme, la masse d’eau océanique est en fait la superposition de plusieurs couches d’origines différentes. Juste au dessus du plancher, on trouve ainsi une eau de fond (température 0-2°C), puis les couches d’eaux antartiques profondes et intermédiaires (température inférieure à 8°C). Au-dessus de 600-800 mètres de profondeur, la température de l’eau croît rapidement pour atteindre la fourchette de 23°C-25°C entre 100 et 200 mètres de profondeur. Les eaux de surface sont le plus souvent pauvres en minéraux et plancton, alors que les eaux profondes regorgent de sels nutritifs (nitrates, phosphates, silicates)… mais manquent de lumière pour assurer la croissance du plancton végétal. Ces sels minéraux ne peuvent remonter en surface en raison de la « thermocline », une barrière créée par les écarts thermiques entre les eaux de surfaces « légères » et les eaux profondes, « lourdes ». L’océan polynésien est ainsi réputé pour sa pauvreté au large. Pourtant nombre de cétacés vont y trouver un milieu propice à leur existence grâce à des phénomènes à petite échelle dus à la présence des îles. Ces îles qui s’avèrent être donc de véritables oasis dans l’océan…
L’effet d’oasis local varie en intensité selon les facteurs topographiques qui créent des îles aux « personnalités » si variées. Au nombre des caractères qui influent sur cette « personnalité insulaire », on trouve :
Sans compter l’éventuel « effet d’île » généré par les monts sous-marins…
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